GOUVERNANCE: IBK entre vouloir et pouvoir

« IBK aime bien le Mali, mais il ne peut pas le gérer ». Ces mots sont de l’ancien lieutenant de l’opposition, Tièbilé Dramé, qui occupe actuellement le fauteuil du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale. Une phrase qui résume le bilan « mitigé », depuis 6 ans, que se note le régime en place. Héritier d’un pays en crise, Ibrahim Boubacar Keita, gère le Mali, à un moment des plus critiques. Confronté au terrorisme, sevré de la main forte et sincère des bailleurs internationaux, l’incertitude et le manque de vision claire de Koulouba, lui ont couté un résultat très timide à la tête de la gouvernance depuis 6 ans déjà.

S’achemine-t-on vers 10 années d’incertitudes au Mali ? Tant les choses vont de mal en pis. En tous cas, le premier mandat du président IBK n’a pas été de tout repos. Un agenda substantiellement consacré aux déplacements, pour raffermir la confiance entre Bamako et le monde entier. Une option de touriste, choisit par un régime mondain, qui s’est vu sous les feux des opposants d’hier (amis) d’aujourd’hui. Qui n’ont pas du tout fait cadeau au régime. Corolaire, les investisseurs ont tourné dos au pays, l’économie s’est effondrée, l’Etat en position de faiblesse a perdu toute autorité ou presque.
Pour cause, en panne de solution ou d’alliés au sein des partis politiques réunis à sa cause, Ibrahim Boubacar Keita a malheureusement connu les heures dures et rudes d’opposants pointus à la tâche. Le salut pour le Mali et de son président, pouvait venir d’un bloc solide venant des partis alliés. Mais fort malheureusement, Ibrahim Boubacar Keita en a manqué, toute chose qui n’a pas été sans incident sur la sécurité notamment : « Oui, La situation sécuritaire, malgré nos efforts, reste un défi majeur qu’il faut relever » a reconnu le président de la République lors de son adresse à la nation du Mardi 16 Avril 2019, pour calmer les ardeurs d’une grogne sociale aussi encombrant et jamais connu.
Il faut le dire clair, avec peu de haut et beaucoup de bas, la gouvernance actuelle a été durant long moments au poids mort. Les maliens, se sont retrouvés comme jamais, face à une action publique déficitaire. Parce que, le peuple qui avait soif de bonne gouvernance, de justice, a assisté impuissamment, un Etat dominé par le terrorisme, de l’impunité au sommet de l’Etat. Car, face aux dérives surfaites causés aux maigres ressources de l’Etat, notamment les récentes affaires sur les avions « cloués » au sol, tous les ingrédients étaient réunis pour en faire une affaire d’Etat au niveau de la justice. Cependant, dans un régime où quand la sanction pour certains est synonyme de promotion, la corruption et l’impunité ont de beaux jours devant elles. Mais le Mali mérite mieux.

Source: le Dénonciateur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

maliafrique.ml

GRATUIT
VOIR