Pour la stabilisation du centre : Le gouvernement initie un DDR spécial…

 

Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a procédé le 11 octobre dernier, au lancement du processus de DDR spécial pour le centre. Une stratégie majeure de stabilisation de cette partie du pays. La cérémonie s’est déroulée au camp national de la jeunesse de Soufouralaye en présence de M’baranga Ksarabwe, représentante spéciale des Nations Unies au Mali, du président de la commission DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, du président du Comité d’intégration, Général de division Gabriel Poudiougou et de plusieurs autres personnalités.

Dans son intervention, le président de la commission Désarmement- Démobilisation- Réinsertion (DDR), Zahabi Ould Sidi Mohamed,a dévoilé les objectifs et la stratégie adoptée par sa mise en place. Ce processus spécial,selon lui,ne consiste pas à désarmer une communauté pour la rendre vulnérable « Il ne s’agit pas de désarmer X ou Y pour l’exposer. Il faut que l’on comprenne cela. Il n’y a pas d’agenda caché. Nous avons fait une carte, avec le concours des FAMa, pour répertorier les zones tenues par les milices d’auto-défense. En même temps, l’armée essaie d’adopter son déploiement de marnière à ce que le rôle de ces milices revienne à la force régalienne de l’Etat », a-t-il dit. Ce processus, a ajouté l’ancien ministre, a enregistré un premier groupe de 8504 combattants dont 496 pour les groupes signataires avec des armes de guerre. Parmi lesquels, 47 sont volontaires pour le volet réinsertion. « Le deuxième lot appartient à des groupes d’auto-défense. Là aussi, il y a 1631 qui se sont enregistrés dont 206 avec des armes de guerre et 1125 avec des fusils de chasse. Le reste des 6570 sont venus avec des munitions. Ils doivent faire un effort pour ramener l’arme qu’ils ont dissimulée pour bénéficier du programme », a-t-il précisé.

Pour bénéficier du DDR, le combattant doit appartenir à un groupe d’auto-défense, toutes tendances confondues, ou à l’un des mouvements signataires présents à Mopti et qui s’inscrivent dans le processus DDR. L’autre critère principal, selon lui, c’est d’être en possession d’une arme de guerre fonctionnelle. « Cette stratégie est le standard international. C’est la même chose qui a été appliquée aux groupes signataires de l’Accord. Tout le processus se déroule sous la supervision des Nations Unies, notre partenaire », a expliqué le président de la Commission DDR.

Prenant la parole, Mme Mbaranga Gasarabwe a réaffirmé l’engagement du système des Nations Unies à soutenir ce processus de DDR qui va permettre de renforcer la sécurité et la cohésion sociale. La diplomate onusienne a appelé la population à une meilleure collaboration et une meilleure appropriation des différents programmes mis en œuvre dans le cadre de la sécurisation et de la stabilisation du centre du pays.

A en croire le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, l’Etat est déterminé à réduire, voire à éliminer la masse d’armes, qu’il s’agisse d’armes lourdes, légères ou de petits calibres dont la circulation affecte l’idéal d’assurer la sécurité physique et morale de chaque malien et de chaque malienne.Selon le Chef du gouvernement, le programme offre de réelles opportunités au pays de se retrouver et de se réconcilier autour des valeurs qui ont fait la grandeur de la nation malienne. « Il offre également l’occasion à tous ceux qui, pour une raison ou une autre, se sont retrouvés en dehors de la République, de faire un acte sincère de repentir et de venir joindre leurs efforts à ceux des maliens et maliennes pour faire face à la seule bataille qui vaille, celle du développement. Ce à quoi le gouvernement est résolument engagé », a-t-il souligné.

Notons que les combattants désarmés bénéficieront d’une prise en charge totale dans le camp et d’une prime de 30 000 FCFA, conformément aux normes internationales en matière de DDR.

Bintou Diarra, envoyée spéciale…

Source: Le Challenger

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