Insécurité au Mali : L’enfantillage de la classe politique a-t-il contribué à la dégradation de la situation ?

Le Mali est secoué par une crise sécuritaire depuis 2012. La situation se détériore chaque jour. Face à la multiplication des attaques contre les civiles et militaires maliens l’histoire a donné raison à ceux qui ont opté pour l’unité nationale concernant la crise multidimensionnelle pour résoudre cette question à la malienne c’est-à-dire par une initiative typiquement   interne. A l’époque, les messages de l’union lancés par certains acteurs politiques étaient tombés dans l’oreille des sourds car la classe politique ne mesurait peut être pas la gravité de la crise sécuritaire qui pointait à l’horizon. Depuis l’accord de Ouagadougou qui a permis la tenue de l’élection présidentielle de 2013, les hommes politiques maliens pour des intérêts sordides refusaient de faire un bloc derrière la République. Aux lieux de se donner les mains pour trouver des pistes de sortie de crise, chaque parti politique est resté campé sur sa position croyant que parler du même langage au nom de la république peut faire la promotion de son adversaire politique. Pour matérialiser cette division, on a assisté à la création des regroupements politiques qui sont souvent dirigés par des amateurs. Cet enfantillage des acteurs politiques a impacté négativement la nation malienne qui a de la peine aujourd’hui à relever les défis auxquels elle est confronté. L’attitude de la classe politique   est très déplorable au Mali car à chaque fois qu’il est question d’intérêt national, elle opte pour la division. Selon plusieurs observateurs avertis ce comportement négatif a empêché le Mali de résoudre le problème d’insécurité qui sévit dans les régions du nord. Les exemples frappants de la division de cette classe politique sont entre autres : l’accord d’Alger, la conférence nationale, le Dialogue national inclusif, l’accord politique et autres. A chacun de ces événements, les politiciens maliens brillent par leurs esprits divisionnistes. Selon un analyste, depuis 1992   il n y ’a jamais eu un consensus entre les personnalités politiques quelle que soit la situation. Pour résoudre cette insécurité grandissante à laquelle le Mali fait face, la bonne manière voudrait que tous les partis politiques parlent le même langage. C’est-à-dire avoir   une vision commune pour faire des propositions concrètes aux différents partenaires. Cette initiative renforcera la confiance entre les uns et les autres. Cette même classe politique doit également prendre l’exemple de certains pays où les politiques savent se réunir autour des questions d’internet national. Des années de division, ça doit suffire

B .DIALLO/La Révélation

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