Me Nadia ….en ligne:Un plaidoyer vigoureux contre les VBG !

Avocate à la Cour et Présidente de Hera Foundation, Me Nadia Myriam Biouélé était le 25 novembre 2019, la grande invitée de ‘’Face à la Presse en ligne’’ , un espace d’échanges initié par l’actuel bureau de l’Association des professionnels de la Presse en ligne (APPEL), dont l’un des objectifs est la promotion du genre !

Souhaitant la bienvenue à l’invitée du jour, le président de l’APPEL-Mali, Modibo Fofana, a rappelé que l’activité « Face à la Presse en ligne » s’inscrit dans le cadre de l’atteinte de l’un des objectifs de son association qui est de contribuer à la promotion du genre. La Présidente de Hera Foundation, Selon le premier responsable de l’unique faitière des journaux en ligne, a déclaré le premier responsable de l’unique faitière des journaux en ligne, est une brave dame dont le combat en faveur des causes nobles est connu. Il a rappelé que Me Nadia Myriam Biouélé est la deuxième invitée de cette initiative soutenue par l’ONG Free Press après Habibatou N. Traoré, présidente des jeunes leaders des Partis politiques. Il a tenu à remercier l’invitée et les confrères pour leur présence effective, témoignage évident de leur intérêt pour le cadre d’échanges.
«Je suis très honorée que le choix soit porté sur ma modeste personne en ce 25 novembre, 1er des 16 jours d’activisme de lutte contre les Violences basées sur le genre. C’est avec beaucoup de joie que je saisis cette opportunité», a-t-elle déclaré la Présidente de Hera Foundation en guise de propos introductifs.

Une amazone
brillante et
intelligente
Connue par son dynamisme, cette amazone infatigable tant qu’il s’agit des nobles causes à défendre est pourtant très modeste et n’a pas voulu s’étendre sur son parcours. On retient que cette ancienne élève du Lycée Notre dame du Mali est issue de la première promotion de la Faculté des Sciences Juridiques et Economiques de l’Université du Mali. Depuis 2006, elle est avocate inscrite au Barreau du Mali. Première secrétaire de la Conférence de stage du Mali, Me Nadia Myriam Biouélé a été lauréate, en 2009, à Bruxelles, en Belgique, du 1er Prix du Concours de Plaidoiries de la Conférence Internationale des Barreaux de Tradition Juridique Commune.
Ancienne présidente de l’Association des Jeunes Avocats du Mali (AJAM) et de la Fédération Africaine des Associations et Unions des Jeunes Avocats (FA-UJA), elle est demeure Présidente d’honneur à vie de deux grandes organisations.
Me Biouélé est titulaire de plusieurs diplômes et de certificats, dont un Master en Management et Politiques de Développement – Potentiel Afrique à Sciences PO Paris ; un Master 2 Droit de l’Energie, des Infrastructures et Financement de Projet de l’Université Paris Ouest Nanterre France ; un Master Professionnel 2 «Droit du Cyber Espace Africain» de l’Université Gaston Berger de Saint Louis Sénégal ; un Master Professionnel 2 (MP2) «Droit des Affaires et Fiscalité des Entreprises» de l’Université Privée ISPRIC de Bamako et l’Université Cheick Anta Diop (UCAD) de Dakar, et une Maîtrise en Droit Privé, Option : Droit des Affaires de la Faculté des Sciences Juridiques et Economiques (FSJE) de l’Université du Mali.
La Fondation Hera (bonheur en langue nationale bamanan) est le fruit d’une initiative qu’elle a su partager avec d’autres personnes. Ainsi a-t-elle évoqué la très belle coopération entre le cabinet Hera Conseils et la Clinique Demeso pour soutenir les femmes victimes de violences. Selon elle, Demeso fait des bonnes choses mais cela n’est pas suffisant. La création de Hera Foundation est venue après celle du département Pro Bono, un service d’assistance juridique et judiciaire pour la défense des Femmes victimes de violences et des mineurs en situations difficiles.
Selon sa présidente, la Fondation Hera vise essentiellement trois objectifs qui sont la lutte contre les violences basées sur le genre à travers l’écoute, l’orientation, l’assistance juridique et judiciaire ; la scolarisation des enfants victimes de conflits, ceux travaillant dans les mines et ceux issus des milieux défavorisés ; et enfin l’émergence d’un fonds d’entreprenariat social pour les femmes victimes de violences. «Il y a un besoin économique criard chez ces femmes victimes de violences», a reconnu la jeune avocate.

Une réponse judiciaire aux violences faites aux femmes
A l’en croire, l’avant-projet de loi sur les violences basées sur le genre est une réponse judiciaire aux violences faites aux femmes. Elle est largement revenue sur la campagne de plaidoyer entrepris depuis début septembre par sa Fondation pour l’adoption de ce texte. «Ce projet de loi est un grand pas vers la régression par la lutte contre l’impunité des violences faites aux femmes et dont l’application constituera une réponse adéquate à l’éducation des éventuels auteurs des violences», a-t-elle souligné. Me Nadia Myriam Biouélé a ajouté : « Notre démarche a un côté pédagogique. On ne peut pas répondre la violence par la violence ».
La Présidente de Hera Foundation a reconnu qu’il n’existe pas au Mali de statistiques fiables sur les violences basées sur le genre. Elle a fait savoir que la lutte contre les violences basées sur le genre ne veut nullement dire la non prise en compte des préoccupations des hommes qui subissent des maltraitances. Sauf que « Le taux de femmes victimes de violences est incommensurable par rapport à celui des hommes. Peut-être les hommes ne dénoncent pas par orgueil », a-t-il dit.
L’avocate a informé l’assistance qu’elle s’est constituée dans les dossiers des regrettées Mariam Diallo et Kamissa Sissoko assassinées par leurs époux. Elle a dénoncé les violations de droits des enfants, notamment de la petite fille. « On se marie pour l’éternité, pour fonder une famille. On ne se marie pas sous l’autorité des parents, pour divorcer après. Le mariage des jeunes filles à 16 ans, même sur accord des parents est une violation des engagements internationaux», a-t-elle affirmé.
La campagne de plaidoyer de la Fondation, a rassuré Me Nadia Myriam Biouélé, va se poursuivre à travers une série d’actions comme des affichages du numéro vert de la police à travers la ville, la formation de Pool d’avocats spécialisés dans le domaine des VBG, la traduction en cinq langues de cet avant-projet de loi et la tenue ce samedi 7 décembre d’une conférence active au Centre de presse du Centre international des conférences de Bamako sous la haute présidence de la Première Dame du Mali.
Dans le cadre de la scolarisation des enfants, la Fondation Hera met en œuvre le projet Kalifa de parrainage des jeunes scolaires issus des milieux défavorisés. « 25 enfants sont parrainés. Nous avons l’intention de parrainer 50. Notre objectif est d’atteindre 1000 enfants. Nous continuons à lancer l’appel à soutenir. C’est l’occasion pour moi de remercier tous nos donateurs», a-t-elle lancé.
Elle a encouragé les responsables de l’APPEL-Mali à redoubler d’efforts dans l’accomplissement de leur mission de service public.

Bourama Camara/Le Challenger

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