Entre Nous : La bête a encore frappé….

 

Les suppôts de Satan continuent à surprendre, à massacrer militaires et civils innocents, à endeuiller les survivants, à les contraindre au déplacement et à l’exil… Le gouvernement poursuit sa ‘’ponte’’ de communiqués pour informer l’opinion, s’indigner, condamner, promettre et rassurer…..Véritable quadrature du cercle. Les responsabilités sont partagées ! Et le pire est à craindre !

Tous ceux qui ont contribué à fragiliser l’Etat malien, au nom d’un angélisme démocratique d’une naïveté inqualifiable ou par populisme, ou par instinct de prédation…devraient se remettre en cause et mettre la main à la pâte.

Le vendredi 14 février 2020 a été une journée noire pour le Mali. La bête humaine a encore endeuillé la nation toute entière. 

A Kangala, cercle d’Ansongo, région de Gao, une embuscade tendue à un convoi de l’armée malienne a fait 9 morts,  des disparus, 2  blessés parmi les FAMa et trois véhicules calcinés

A Mondoro, un soldat a trouvé la mort lors d’une attaque contre une position des FAMa avec des dégâts matériels importants.

Le sommet de l’horreur de cette journée sombre est sans aucun doute Ogossagou. Encore Ogossagou ! Les criminels sont retournés presqu’un an après la tragédie du 23 mars 2019. Plus de 20 morts ! Des images insoutenables circulent sur les réseaux sociaux. Des maisons brûlées, des bétails emportés, des personnes portées disparues !

Dans un communiqué rendu public le 14 février 2020 dans l’après-midi, le gouvernement de la République du Mali évoque une attaque meurtrière d’hommes armés non encore identifiés. Le bilan provisoire serait de 21 morts et des disparus parmi les populations civiles, des cases et des céréales incendiées, un nombre important de bétail calciné et emporté. «En cette douloureuse épreuve, le gouvernement condamne avec la plus grande énergie cet événement malheureux, présente ses condoléances les plus émues aux familles des victimes et rassure que les investigations seront menées pour déterminer les circonstances de ces crimes, arrêter et traduire les auteurs devant les juridictions compétentes. Le gouvernement continuera d’assurer la protection des populations et de recréer les conditions d’une véritable cohésion, gage d’une paix durable dans le pays. Dans ces moments particulièrement difficiles pour le pays, notre volonté de vivre en commun dans la quiétude et la sérénité doit rester inébranlable », ajoute le texte officiel signé par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

Selon la MINUSMA, « l’attaque a coûté la vie à de nombreux villageois et a fait plusieurs blessés. Des maisons ont également été brûlées».

Ainsi après leur forfait de triste souvenir, les suppôts de Satan sont revenus à Ogossagou.  Comme pour narguer le monde civilisé ! En mutilant voire massacrant, égorgeant femmes, enfants, vieillards sans pitié. En brûlant leur habitat.   Au nom de quoi ? De la folie humaine ! Car rien ne saurait justifier de telles barbaries contre de paisibles populations sans défense. La cruauté de l’acte posé est à la dimension de la monstruosité de ces cannibales moyenâgeux.

Il ne faut pas chercher loin. Les groupes armés qui polluent le centre sont les responsables de ces massacres à répétition. Le comble est que les responsables de ces groupes criminels se promènent tranquillement au vu et au su de tout le monde. Souvent, ils poussent l’arrogance jusqu’à défier l’Etat ou menacer ses représentants. Ils animent des conférences de presse pour faire étalage de leurs surenchères. Et cela en toute impunité ! Ces sanguinaires sont en train de réaliser des merveilles sur la détresse des populations. Des villas, de belles voitures !   

Quand la MINUSMA veut limiter les mouvements de ces groupes criminels, ils se servent des populations locales pour faire diversion. Quand les aéronefs de l’Armée de l’Air procèdent à des bombardements sur leurs sites, ils inondent les réseaux sociaux de communiqués et vidéos de propagande.

Les FAMa et les casques bleus de la MINUSMA doivent être en mesure de couper les racines du mal. Il faut commencer par arrêter les leaders de tous les groupes armés criminels. Puis, s’attaquer à leurs parrains qui tirent les ficelles depuis Bamako ou l’extérieur du pays.

L’Etat ne peut pas continuer à courber l’échine devant des groupes armés criminels. Le rôle d’un gouvernement ne saurait se limiter à pondre des communiqués de condamnation ou à dépêcher des renforts militaires.

Chiaka Doumbia/Le Challenger

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