Campagne agricole : bilan 2019, perspectives 2020 : Les bons points du ministre Baba Moulaye et son équipe

La priorité du ministre Baba Moulaye et de son équipe est la mise en œuvre de la vision du Président de la République (2018-2023). Cette forte volonté politique du Chef de l’Etat s’est traduite, dès son arrivée au pouvoir, par l’allocation au secteur agricole de 15% du budget national ! Ce qui a permis au Mali d’être classé troisième parmi les 4 pays du continent qui sont en train de respecter les engagements de Maputo, à savoir la transformation de l’Agriculture Africaine d’ici 2025. Le bilan de la campagne agricole 2019 présenté au Président de la République lors de la dernière session du Conseil supérieur de l’Agriculture est encourageant et les perspectives prometteuses.  Pour la campagne agricole 2019, la production céréalière prévisionnelle était évaluée à 10. 544. 068 tonnes, toutes céréales confondues, soit une augmentation de 3,8% par rapport à la campagne agricole 2018 (10. 159. 539 tonnes) et de 21,6% par rapport à la moyenne des 5 dernières années.

Avec l’accompagnement des services techniques du ministère de l’Agriculture piloté d’une main de manager de Baba Moulaye, les superficies cultivées par nos braves cultivateurs sont passées de 5. 876. 178 ha en 2018 à 5. 889. 220 ha, soit une augmentation de 0,2%.

à l’exception notable du riz et du blé (2. 942. 037 tonnes de riz contre 3. 167. 528 tonnes en 2018, 7. 363 tonnes de blé contre 29 145 tonnes en 2018) les productions des principales céréales ont connu une augmentation significative. Elles se présentent comme suit : 4. 248. 916 tonnes de maïs contre 3. 624. 950 tonnes en 2018, soit une hausse de 17,21% ; 1. 827. 773 tonnes de mil contre 1. 773. 082 tonnes en 2018, soit une hausse de 3,08% ; 1. 483. 619 tonnes de sorgho contre 1. 443. 385 tonnes en 2018, soit une hausse de 3% ; 34. 360 tonnes de fonio contre 28. 150 tonnes en 2018, soit une hausse de 22%.

Selon le document de synthèse du Plan de campagne agricole et harmonisé, élaboré par le ministère de l’Agriculture, l’excédent prévisionnel apparent  dégagé est de 4. 583. 510 tonnes. « Cet excèdent inclut les importations de céréales et exclut les exportations, les pertes post-récoltes, la consommation animale de céréales et les exportations non contrôlées ».

Les productions de coton graine ont été estimées à 704. 000 tonnes, dont 30. 000 tonnes pour la zone OHVN. Cette campagne s’est caractérisée par quelques faits marquants. Il s’agit, notamment, du paiement aux producteurs de la totalité de la production de coton-graine avant fin avril 2019 ; la fixation d’un prix record de base aux producteurs de coton-graine pour la campagne 2019 (275 F/kg pour le 1er choix) ; le maintien du prix de cession des intrants au même niveau que celui de la campagne précédente. Reste que l’amélioration des rendements demeure le principal défi à relever dans la zone cotonnière.

Malgré l’installation tardive de pluies dans les différentes zones, des résultats encourageants ont été obtenus dans le cadre de la production de semences.

Une kyrielle d’actions de soutien à la production !

Plusieurs actions de soutien ont été menées au profit des acteurs du monde rural. Aussi les producteurs ont-ils bénéficié de la subvention des intrants. « Les actions de soutien intègrent également les aspects relatifs au contrôle de qualité des produits et intrants agricoles, au suivi de la campagne agricole, à l’accompagnement des Partenaires, à la contribution des projets et programmes et aux opérations de pluies provoquées.»

Quid des aménagements hydro-agricoles et les équipements agricoles ? ils ne sont pas demeurés en reste puisqu’ils retiennent particulièrement l’attention du ministre de l’Agriculture et son équipe. 

La preuve : dans le cadre de l’opérationnalisation du Programme Gouvernemental d’Aménagement (PGA 2019 2023) portant sur quelque 70. 000 ha, 9. 557 ha ont été aménagés sur une prévision de 13. 359 ha, soit un taux de réalisation de 71%. Concernant l’installation des exploitants, 1. 980 agriculteurs ont été installés sur des parcelles aménagées de 3 à 5 ha. Et, conformément au Programme Présidentiel, les installations se poursuivent sur les aménagements réceptionnés lors du deuxième semestre 2019 !

Ils ont constitué de grands aménagements pour 2 838 ha et des aménagements de proximité pour 6 719 ha dont 221 ha de périmètres maraîchers.

Ces aménagements sont répartis entre les périmètres à maîtrise totale de l’eau, soit 6. 069 ha, dont 221 ha de petits périmètres maraichers et de maîtrise partielle de l’eau (bas-fonds surtout) pour 4. 488 ha. Le cumul national des superficies aménagées est estimé à 486. 384 ha.

Outre les nouvelles superficies aménagées, des infrastructures complémentaires ont été réalisées : la réhabilitation des aménagements existant sur 3. 546 ha, la réalisation de 58,14 km de nouvelles pistes agricoles ainsi que la réhabilitation de 165 km, la réalisation de 44 magasins de stockage, tous types confondus.

En matière d’équipements agricoles, les efforts financiers déployés par l’Etat et les exploitants ont permis d’équiper 610. 830 exploitations agricoles en traction animale sur 613. 080 prévues, soit un taux de réalisation de 99,63%. Sur la base des 1. 313. 503 exploitations agricoles recensées, le taux des exploitations équipées est de 46,99%.

En termes de motorisation, les actions ont concerné l’équipement de 56. 666 exploitations agricoles sur une prévision de 56. 030, soit un taux de réalisation de 101,14%. En référence aux 1. 313. 503 exploitations agricoles recensées, le taux d’exploitations motorisées est de 4,36%. Les efforts ont permis de rehausser le niveau d’équipement des exploitations agricoles de 51,16% à 51,35% correspondant à 667. 496 exploitations équipées.

En général, le niveau d’acquisition d’équipements a été très satisfaisant avec un taux de réalisation  de 99,76%

Comme les autres campagnes, celle de 2019 a fait l’objet d’une surveillance accrue pour protéger les végétaux. Les services spécialisés du ministère de l’Agriculture ont prospecté 526. 428 ha sur une prévision de 982. 782 ha, soit une réalisation de 54% contre 47 260 ha en 2018. Il a été traité 261. 055 ha sur une superficie de 296 288 ha infestés, soit un taux de réalisation de 88% contre 14 670 ha en 2018.

Au cours de cette année, les actions ont porté sur la surveillance et la lutte contre les insectes ravageurs; la lutte contre les maladies/adventices des végétaux et des récoltes; la lutte contre les oiseaux granivores; la lutte contre les rongeurs; la surveillance de l’aire grégarigène du criquet pèlerin.

 

Les activités de recherche agricole ont concerné onze (11) filières et quatre (4) programmes.

Ces résultats encourageants n’occultent pas les difficultés rencontrées. Il s’agit, entre autres, de la faible mobilisation des ressources financières ; la sécurité précaire dans certaines zones de production, notamment au centre et au nord ; l’insuffisance et l’irrégularité de la pluviométrie dans certaines localités ; les pertes en superficie causées par les inondations, la sècheresse et les attaques des ravageurs des cultures ; et, enfin, la faible dotation en intrants agricoles subventionnés et le retard dans leur mise en place.

Pour les années 2020, 2021 et 2022, le ministère de l’Agriculture affiche de grandes ambitions. Les productions céréalières attendues à l’horizon 2022 sont estimées à 12. 248. 172 tonnes. D’importantes mesures devraient permettre d’atteindre en 2022 une production de coton-graine d’environ 918. 437 tonnes. Un accent particulier sera accordé à la promotion des légumineuses, des filières maraîchères (échalote, oignon, tomate, pomme de terre) et celles fruitières (agrumes, banane, mangue, anacarde, datte).

Les objectifs de production de la filière gomme arabique et autres produits de cueillette seront revues à la hausse pour atteindre 21. 638 tonnes en 2020. S’agissant de la filière karité, les objectifs de production sont de 196. 276 tonnes d’amande. Le barattage de cette quantité d’amandes peut donner 58. 882 à 78. 510 tonnes de beurre de karité. Le rendement au barattage se situe entre 35 à 40% du produit brut.

Drissa Togola/Le Challenger

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