Grand rassemblement ce 5 juin 2020: Le nouveau front anti-IBK met la barre haut

Après l’aventure du 5 Avril 2019 ayant délogé Soumeylou Boubèye Maiga de la primature, Mahamoud Dicko et compagnons – notamment Espoir Mali Koura (EMK) de Ckeick Oumar Sissoko, le PCC de Clément Dembélé et le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie ((FSD), projettent de battre le pavé, le 5 juin 2020, jour de la grande prière hebdomadaire du vendredi. Objectif :?demander la démission du président de la République, IBK, qui, à leurs yeux, a échoué sur tous les plans. Une conférence de presse s’est tenue dans ce sens pour, dit-on, édifier le peuple sur l’évolution dramatique du pays au plan socio- économique, sécuritaires et politique lors d’un rendez-vous du sursaut national à la Place de l’Indépendance. En attendant cette grande mobilisation, la conférence de presse aura donné lieu, samedi dernier au siège de la CMAS à Magnabougou, à un flot torrentiel de récriminations contre IBK et son régime accusés de tous les péchés.
 
Selon le porte-parole de la CMAS, Issa Kaou Djim, l’objectif du prochain rassemblement n’est autre que d’obtenir la démission pure et simple du président IBK ainsi que la fin de son régime. «C’est le peuple qui donne le pouvoir, c’est le peuple qui décide de reprendre son pouvoir. Si IBK est démocratique comme il le dit, il va démissionner», a-t-il déclaré. En effet, aux yeux du beau-fils de Mohamoud Dicko, une seule marche sera suffisante pour que l’actuel locataire de Koulouba jette l’éponge. Et pour y arriver il mise sur une mobilisation de milliers de Bamakois et même de l’intérieur, pour lancer ce que certains assimilent à un «printemps malien».
«Nous demandons au peuple malien, s’ils sont d’accord que cette gouvernance est chaotique, que le président IBK et son régime ont plongé le Mali dans un avenir incertain, confisqué le pouvoir d’Etat, faisant du Mali la risée de la sous-région, de sortir pour demander pacifiquement la démission du président IBK et son régime », a lancé Issa Kaou Djim, assurant qu’après le départ du président, le peuple malien se retrouvera pour un nouveau contrat social, conformément aux aspirations démocratiques.  Parlant de la gouvernance actuelle, il s’en prend à la fermeture des écoles, à l’achat d’avions de combat cloués au sol, entre autres. «Nous n’avons pas d’armée, pas d’eaux pas d’électricité et la corruption ne fait que gagner du terrain», a-t-il renchéri avant de déplorer la libération sans jugement des rares personnalités arrêtées pour détournement de fonds.
L’ancien président du parti Sadi, Cheick Oumar Sissoko, au nom d’Espoir Mali Koura a relevé pour sa part que «le peuple malien découvre chaque jour, de façon ahurissante, les scandales d’une gestion hasardeuse dénuée de vision et de cohérence vis-à-vis des intérêts vitaux et stratégiques du Mali, et ce, dans le déni des valeurs fondamentales qui fondent notre société. Conséquence, « Nous ne voulons plus  continuer avec le système politique, économique sociale, culturelle et environnementale qui nous régit parce qu’ils nous conduit à la catastrophe.
Et pour sa part le Pr Clement Dembele, représentant la plateforme pour la lutte contre la corruption et le chômage, a indiqué que «l’heure n’est plus au dialogue, mais celle d’un sursaut national afin de redonner au Mali sa dignité. » Ce n’est pas un combat contre la personne d’IBK, mais contre un système qui torpille les Maliens, a-t-il expliqué. IBK avait promis le retour de Kidal dans le giron malien, la souveraineté alimentaire, une bonne éducation pour nos enfants et 200 000 emplois pour la jeunesse. Résultat, il a déçu sur tous les fronts.  Le pouvoir démocratique est confié, il n’est pas a confisqué, les Maliens vont prendre leur pouvoir et géré leur destin, a-t-il conclu.
Quant à Choguel Kokala Maiga, président Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), après avoir indiqué que  «le Mali est aujourd’hui à l’agonie et les autorités demeurent insensibles aux maux du peuple», il a appelé les Maliens à sortir massivement le 5 juin pour réclamer le départ du régime IBK qui, à ses yeux, n’a rien à prouver aux Maliens que son incompétence à relever les défis» 
Si en toute responsabilité, SBM a pris la décision historique de présenter sa démission pour éviter un bain de sang, il n’est pas evident qu’IBK démissionnera. Rien n’est moins sûr quand on sait que le président IBK a coutume de se tenir conforme aux caprices des religieux. Sauf que ce dernier est de trop.
 
Amidou Keita/Le TEMOIN

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