L’Imam Mahmoud Dicko et le choix d’appeler à voter IBK : ‘’Le Chérif de Nioro et moi demandons pardon au peuple malien’’

L’Imam Mahmoud Dicko a présenté ses excuses et celles du Chérif de Nioro du Sahel au peuple malien pour l’avoir invité à voter en faveur d’Ibrahim Boubacar Kéïta en 2013.

L’ancien président du Haut conseil islamique du Mali et concepteur du ‘’Mouvement Sabati 2012’’ a introduit, après les salutations d’usage, son intervention à la tribune du grand rassemblement du 5 juin 2020, en présentant ses excuses et celles du Chérif de Nioro, Cheick Mohamedoun Ould Cheick Hamahoullah. Une sorte de mea-culpa pour avoir invité les Maliens à voter en faveur d’Ibrahim Boubacar Keïta en 2013 qu’ils pensaient être l’homme de la situation. « Aujourd’hui, le Chérif de Nioro et moi demandons pardon au peuple malien. Nous demandons pardon au peuple malien. Nous demandons pardon au peuple malien…. », s’est excusé à trois reprises le dignitaire religieux.

L’Imam Mahmoud Dicko dénonce les agissements de son ex-allié à opposer les religieux, les syndicalistes, les ethniques, les communautés…. qui se donne la liberté d’offrir des strapontins à certains et de piétiner d’autres.

L’influent dignitaire religieux, dont l’appel à la mobilisation coupe le sommeil au sommet de l’Etat, recadre le débat. « Notre combat est de sauver la patrie. Ce n’est pas un combat contre IBK. Son régime est éphémère mais le Mali demeure», a-t-il lancé. Selon lui, le peuple malien est un grand peuple. « Ce n’est pas un peuple soumis. Ce n’est pas un peuple résigné. C’est un peuple débout».

Il a rendu un hommage appuyé aux populations de Sikasso. Selon lui, envoyer une force anti-terroriste pour humilier les descendants de Tiéba et Babemba à Sikasso n’est pas digne d’un régime qui se dit démocratique.

En commentant sa convocation par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de la Commune V du district de Bamako, l’Imam Dicko estime que ce n’est pas lui qui doit aller au tribunal et au Camp I. « Ce sont eux qui doivent aller au tribunal, au camp I. Ce sont eux qui doivent rendre compte au peuple », a-t-il lancé en faisant allusion aux biens immobiliers dissimilés dans certaines capitales de l’Afrique de l’Ouest et de pays arabes.

Visiblement, la rupture semble consommée entre le président IBK et l’Imam Mahmoud Dicko.

C D/Le Challenger

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