Enquête : comment Aliou Boubacar Diallo a roulé ses partenaires dans la farine ?

Aliou Boubacar Diallo. Ce nom fait peur dans la haute sphère de la finance mondiale, tellement l’homme est décrié par ses partenaires d’affaires. Ce supposé milliardaire, qui court aujourd’hui après une immunité parlementaire, a mainte fois eu maille à aller avec la justice malienne et celle internationale. Cité dans plusieurs dossiers de corruption et de blanchiment d’argent, ABD traine un passif très sulfureux. De 1992 à 2019, il a perdu la confiance de plusieurs de ses partenaires qui n’ont pas hésité à le traduire devant les tribunaux. Tout sur ce haut voltigeur !

– 1992 : Création de la société Sodinaf-SA, une société d’exploration minière au Mali, présidée par Aliou Boubacar Diallo.

– 1996 : La société Roche (Québec, Canada) a émis un rapport technique sur les teneurs en or du site ainsi que la qualité du minerai. Il conclut à une teneur moyenne du minerai de l’ordre de 1,48 grammes d’Or par tonne de minerai, selon les rapports Bumigeme (Bureau d’Ingénierie minière de Montréal) et Deloitte qui y a eu accès.

– 1997 : Obtention par Sodinaf d’un permis d’exploitation « Kodiéran » couvrant 100km2. Il est valable pour 30 ans, soit jusqu’en 2027.

– 2003 : Création de la société Wassoul’Or SA, une société minière au Mali. Présidée par Aliou Boubacar Diallo.

– 23 mars 2005 : Mémorandum de placement privé pour la vente de certificats d’un Fonds Or Mansa Moussa Gold Fund (Mmgf). Selon ce document, le Fonds Mansa Moussa aurait été créé au Québec le 21 mars 2005. Ceci est inexact (voir plus loin).

Il y est également précisé que l’adresse du Fonds est à Marrakech, Maroc. Il s’agit du domicile personnel de Mostafa Belkhayate, à Semlalia, Guéliz, Marrakech.

Il y est surtout mentionné que «Pour sécuriser les investisseurs, un actionnaire de Wassoul’Or S.A. a accepté de transférer les actions qu’il détient dans Wassoul’Or SA au Fonds».
 Il s’agissait, tel que précisé dans un «Due Diligence» de Deloitte de 2009, de 70% des actions de Wassoul’Or qui étaient jusqu’alors détenues par Sodinaf SA.

– 5 Avril 2005 : Signature à Bamako, Mali, d’une «Convention Relative au Financement du Projet Kodieran».
Cette convention a été signée par Aliou Boubacar Diallo (représentant Wassoul’Or) et par El Mostafa Belkhayate (représentant le Fonds Or Mansa Moussa Gold Fund).

Elle prévoit qu’en contrepartie et sous réserve que MMGF ait financé la mise en production commerciale d’usines de traitement du minerai de 11.000 tonnes par jour pour Wassoul’Or, cette dernière devrait livrer 150.000 onces d’Or à MMGF.

– Au cours de 2005 : Vente / Émission des premiers Certificats MMGF de différentes classes (les Certificats sont signés par Aliou Boubacar Diallo et El Mostafa Belkhayate)

– 18 mai 2005 : Aliou Boubacar Diallo émet et signe le certificat Mansa Moussa Gold Fund No G – série 1-001 de 1.345.607 parts de catégorie G du Fonds Mansa Moussa Gold Fund au profit de sa propre société : SODINAF SA.

La valeur de ce certificat est de 134.560.700 CA$ (Cent trente quatre Millions cinq cent soixante mille six cent sept Dollars Canadiens), soit quelque 85 Millions d’Euros à l’époque. (!!)

– 29 août 2005 : Credit Suisse Zurich souscrit pour 420.000 Euros de certificats MMGF de classe M pour le compte de «Credit Suisse London Nominees Ltd.», intervenant elle- même pour un «beneficial owner» dont le nom n’est pas précisé…
Vive l’application des AML (Anti Money Laundering Laws) de MMGF !

Le paiement de cette souscription est fait le 29 août 2005 depuis le compte CH69 0483 5092 7957 0403 3 de Credit Suisse dans les livres de Deutsche Bank AG à Francfort.

– 4 octobre 2005 : Création du Fonds Mansa Moussa Gold Fund (MMGF), une Fiducière enregistrée à Montréal, Québec, Canada sous le No 3363265268). Les administrateurs du Fonds MMGF étaient Jean Louis DUPUY et Aliou Boubacar DIALLO.

Note amusante (révélatrice ?) : La date de la création officielle de la fiduciaire Fonds Or Mansa Moussa Gold Fund (le 4 octobre 2005) est Postérieure de 6 mois à la date de signature de la Convention de Financement (du 5 avril 2005), au «Mémorandum de Placement Privé» (du 23 mars 2005), à l’émission du certificat Sodinaf de 85 millions d’Euros au profit de Sodinaf, appartenant à Diallo, et même antérieure à la date de souscription, par Le Crédit Suisse, de 420.000 Euros de certificats du Fonds le 29 août 2005 !!

En d’autres termes, la Convention de Financement précitée a été signée par Wassoul’Or SA… avec une entité (Mmgf) qui n’avait pas d’existence juridique… tout en ayant émis des «certificats» contre paiements (sauf bien sûr pour ce qui concerne le certificat de Sodinaf qui n’a jamais été payé, n’ayant été «valorisé» que par la convoitise de Aliou Boubacar Diallo) !

– 11 juillet 2006 : Création de la société Pétroma Inc. au Québec, Canada. No d’entreprise 1163835771. Présidée par Aliou Boubacar Diallo.L’adresse de Pétroma Inc est celle de Lavery de Billy, Place Ville Marie à Montréal, et le co-administrateur, avec Aliou Boubacar Diallo est Mr René Branchaud, de Montréal.
Soulignons que Me Branchaud, via Lavery de Billy, est également le «Dépositaire» du Fonds Mansa Moussa Gold Fund. Soulignons également qu’à ce jour (mai 2016), Pétroma n’a strictement jamais rien produit d’autre que des documents en vue d’obtenir des financements… s’étant contentée d’installer 1 (un) éclairage public dans le village de sa «trouvaille miracle d’hydrogène pur».

– 2006-2007 : Bumigeme, société d’ingénierie minière de Montréal, est retenue pour la mise en service d’une usine pilote sur le site de la mine et la production d’un business plan. Les tests réalisés par Bumigeme concluent à une teneur de 1,56 grammes d’Or par tonne de minerai, avec un coût moyen d’extraction annoncés de l’ordre de 7,5, puis 5,49 US$ par tonne de minerai traité.

– 15 octobre 2008 : Tenue à Genève, Suisse, d’un Conseil d’administration de Mansa Moussa Gold Fund. Il est présidé par Aliou Boubacar Diallo, assisté d’El Mostafa Belkhayate (Scrutateur) et de Jean Louis Dupuy (secrétaire).

Il est précisé et acté dans le PV de cette réunion du CA de Mmgf, sous la signature de Aliou Boubacar Diallo et de Mostafa Belkhayate, que «le montant total à répartir» est de 9 (Neuf) millions de dollars canadiens, se répartissant entre El Mostafa Belkhayate pour 7,25 millions, Jean-Louis Dupuy pour 1,45 millions et Markus Frankhauser pour 300 mille dollars canadiens. Et le Procès-verbal de cette très intéressante réunion précise que «le conseil, à l’unanimité, donne sont accord au Président pour le paiement des 9 millions de dollars canadiens précités… (Elle est pas belle la vie, avec l’argent des investisseurs ?)

– 11 novembre 2008 : Création de la Société Pearl Gold AG.Siège social à Francfort, Allemagne, enregistrée sous le No HRB 84285.

– Juin 2009 : «Draft / Prospectus Project» pour une «Initial Public Offering» (IPO) d’une société «AE Gold AG» relatif à l’émission au public de 11 millions d’actions au prix 18 €uros par action, pour un total de 198 millions d’euros, par la Banque Quirin Bank AG.

Ce document a été envoyé par le gestionnaire de Mmgf aux investisseurs prospects de Mmgf, au même titre que les conclusions Bumigeme vantant une «rentabilité exceptionnelle» escomptée de la mine…

– 22 Juin 2009 : Remise par Deloitte à Mmgf d’un «Due Diligence sur le Business Plan et les titres miniers», suite à une «lettre de mission» de MMGF datée du… 11 juin 2009, soit 11 jours plus tôt, selon les écrits de Deloitte. Bigrement rapides, chez Deloitte !

– 25 juin 2010 : Signature par Aliou Boubacar Diallo d’un «Amendement No 1» à la Convention de Financement du 5 avril 2005. Co-signé avec le «Trustee» de Mmgf, Markus Fankhauser.

Cet amendement prévoit que le Fonds Mmgf s’engage désormais à financer, en plus de l’usine d’une capacité de 11.000 tonnes de minerai par jour initialement prévue, une seconde usine d’une capacité de 10.000 tonnes supplémentaires par jour (pour une capacité totale de 21.000 tonnes par jour).

Il y est précisé que la deuxième usine «devra être terminée 2 (deux) années après la mise en production de la première usine, et que le reste des versements faits par Pearl EA Gold AG qui ne sera pas utilisé pour la construction de deux usines devra être utilisé pour l’exploration aurifère de la propriété».

– Octobre 2010 : Envoi par «Mansa Moussa Asset Management» (dont on ignore d’où elle vient, vu que ce nom n’apparaît nulle part dans le Memorendum de Placement Privé de MMGF remis aux investisseurs en 2009…), par Aliou Diallo selon la signature) aux souscripteurs de MMGF des documents pour la conversion de leurs certificats MMGF en actions Pearl Gold AG, sur la base de 7 Euros par action.

– 13 décembre 2010 : Première cotation des 20 Millions d’actions de Pearl Gold AG sur la bourse de Francfort. Il s’est ensuite (bien plus tard) avéré qu’il ne s’est agi que d’un simple listing du titre, SANS l’IPO annoncée). C’est-à dire que cela n’a pas rapporté un seul centime d’argent frais à la Société Pearl Gold et/ou au projet minier, contrairement à ce qui avait été annoncé aux investisseurs Mmgf.

Par ailleurs, alors que les souscripteurs du Fonds Mansa Moussa Gold Fund, qui sont LES SEULS à avoir financé par leurs apports de Cash (pour la souscriptions des certificats du Fonds) la mise en production de la mine de Kodiéran, et étaient sensés disposer d’une garantie de 70 % des actions de Wassoul’Or (voir dernier paragraphe du 23 mars 2005 plus haut) se sont retrouvés Minoritaires de Pearl Gold-SA, Diallo étant parvenu, par des jeux d’écriture démentiels, à s’approprier plus de la moitié des 20 Millions d’actions de Pearl Gold !!!

– 01 février 2011 : Signature d’un Amendement No 2 à la Convention de Financement du 5 avril 2005. Cet amendement No 2 est signé par :
- Aliou Boubacar Diallo (pour Wassoul’Or),
- Aliou Boubakar Diallo (pour Mansa Moussa Gold Fund), et par …

– Mamadou Diallo («Administrateur délégué», de Sodinaf SA), qui serait le frère d’Aliou Boubacar Diallo.

Cet amendement prévoit, sans autre forme de procès, ni justification aucune, que (sic) «ATTENDU QU’après la cessation des activités du Fonds Mansa Moussa, Sodinaf a repris les droits et obligations de Mansa Moussa selon les conventions de cession entre Sodinaf et Mansa Moussa en date du 1er février 2011».

– 29 juin 2011 : Jugement du Tribunal de Montréal, Canada, au profit d’une société «B. Jal Limited», demanderesse, à l’encontre du Fonds Mansa Moussa Gold Fund. Il s’avère que Mmgf n’avait pas remboursé le certificat de 15.740 parts de catégorie M du Fonds, émises en 2005, condamne Markus Fankhauser ès qualité de fiduciaire du Fonds Mmgf à payer plus de 3 Millions de dollars plus intérêts et indemnités à la demanderesse et ordonne la mise en cause de Lavery de Billy, au titre de dépositaire des biens du patrimoine fiduciaire, à prendre acte.

– 25 février 2012 : «Inauguration officielle» de la mine de Kodieran en présence de l’ex- Président Amadou Toumani Touré (ATT). Selon certaines indiscrétions, l’Or brut du lingot qui est coulé lors de cette «inauguration» ne provient pas de la mine, mais aurait été acheté aux orpailleurs locaux !

– Mars 2012 : Augmentation de capital de 5 millions d’actions (25% du capital) de Pearl Gold AG au profit de Sodinaf SA. (Propriété quasi exclusive de Aliou Boubacar Diallo) cette augmentation de capital doit être «payée» à Pearl Gold par la «rétrocession» par Sodinaf SA de livraisons d’or… à qui elles ne sont pas dues !

En effet, l’Article 3.1 de la «Convention de Financement» du 5 avril 2005 prévoyait explicitement que «En contrepartie et sous réserve de l’exécution par le Fonds de ses obligations prévues à l’article 2 de la présente convention (le financement de la construction d’une usine de traitement sur la propriété pour permettre la mise en exploitation commerciale de la Propriété…), Wassoul’Or convient de livrer 150.000 onces d’or au Fonds, selon un échéancier (étalé sur 4 ans)».

La «Production commerciale» avait par ailleurs été définie et très bien précisée dans l’Article 1.1.4 de la même convention : «Production commerciale : Production de métaux ou concentré de métaux sur la Propriété sur une base commerciale à un rythme soutenu et continu d’une durée de d’au moins 30 jours et d’un minimum de 60% de la capacité initiale de production envisagée à l’étude de faisabilité, mais exclut la production et l’usinage de métaux ou concentrés de métaux dans le but d’effectuer des essais ou des tests, l’usinage dans une usine pilote, l’échantillonnage en vrac ou l’usinage durant la période initiale de rodage dans une usine; le commencement de la production commerciale est réputé le premier jour de la période de 30 jours susmentionnée

Il n’y donc AUCUN doute possible sur le fait que les conditions définies de la «Production Commerciale», telles que définies et précisées par l’Article 1.1.4 précité de la Convention n’ayant jamais été remplies, les «obligations de livraisons d’Onces d’Or par Wassoul’Or» (telles que définies par l’Article 3.1 de la même convention) sont nulles et non avenues.

Pire : Par le montage inouï de l’augmentation de capital de Pearl Gold de mars 2012, le seul actif de Pearl Gold AG (25% de Wassoul’Or) est contractuellement redevable à Mmgf (c’est-à dire à Sodinaf qui s’y est substituée le 1er février 2011) de livraisons d’Or… pour se payer elle-même !

Les actionnaires de Pearl Gold AG d’avant l’augmentation de capital de mars 2012 (c’est- à dire tous les investisseurs de MMGF qui ont converti leurs certificats en actions Pearl Gold, ainsi que les investisseurs ayant acquis des titres Pearl Gold après le listing) se trouvent donc non seulement dilués de non moins de 25%, mais – en plus – leur société se retrouve maintenant être redevable du paiement … À elle même, via son seul actif (25% de Wassoul’Or), par la livraison de 48.000 (Quarante Huit Mille) onces d’Or, selon le prospectus de la société) pour les 5 millions d’actions de l’augmentation de capital intervenue au profit exclusif de Sodinaf SA… propriété quasi exclusive de Aliou Diallo !!!

– Mars 2012 : Coup d’État au Mali. Splendide excuse utilisée ad nauseum par Aliou Diallo pour justifier que plus rien ne se passe sur le site de la mine. Contrairement aux autres mines du Mali, ce dont il ne parle évidemment pas.

– 25 septembre 2012 : Première cotation de Pearl Gold AG au General Standard à la Bourse de Francfort. (Xetra)

– 28 décembre 2012 : Livraison par Wassoul’Or de 1.800 onces d’Or (56 kg). Quantité risible si elle n’était pas aussi pathétiquement faible au regard des productions d’Or promises et annoncées.

– 5 février 2013 : Pearl Gold annonce que Wassoul’Or, dont la première usine devait traiter 11.000 tonnes de minerai par jour (+/- 330.000 tonnes par mois) a traité en janvier 2013… 64.100 tonnes de minerai, soit 19,4 % de sa capacité mensuelle annoncée, et en aurait extrait 22 Kg d’or, soit 4,27 % des 515 Kg d’or normalement escomptés.

– 14 mars 2013 : La production d’or ridicule du mois de janvier a été fortement diminuée encore en février, avec 5,6 kg d’or seulement extraits de 53.000 tonnes de minerai traité.

– 10 avril 2013 : Les chiffres «exceptionnellement bas» de janvier et février 2013… se confirment en mars, avec 6 kg d’or extrait sur 61.000 tonnes de minerai traité.

– 14 mai 2013 : La production d’or «explose», avec une production exceptionnelle de 11,8 kg d’or en avril 2013, pour une quantité de minerai traité de 82.000 tonnes, selon la direction de Wassoul’Or. Soit toujours moins de 28 % de la quantité de minerai à être traité tous les mois… mais les quantités d’or extrait toujours aussi dérisoires.

Les chiffres de «production» pour les quelques mois au cours desquels la mine a encore «fonctionné» un tant soit peu étant tout aussi dérisoires que les précédents, nous en avons cessé l’énumération, les trouvant vraiment trop cruels pour la direction de Sodinaf et de Wassoul’Or, c’est-à dire ceux qui étaient responsables du financement, de la construction, puis de l’exploitation d’usines de traitement de la mine d’or de Kodiéran…

En tout état de cause et tels qu’en attestent les chiffres de production ci-dessus, les conditions de «productions de métaux ou concentrés de métaux sur une base commerciale à un rythme soutenu et continu d’une durée de d’au moins 30 jours et d’un minimum de 60% de la capacité initiale de production envisagée à l’étude de faisabilité» tels que définis dans la convention de financement n’ont jamais été remplies.

Ceci rend caduques, voire frauduleuses, toutes les opérations intervenues sur la base de livraisons ou pseudo obligations de livraisons d’Or à qui que ce soit par Wassoul’Or.

– 25 novembre 2013 : Radiation par Aliou Diallo du Fonds Mansa Moussa Gold Fund auprès du Registraire des Entreprises du Québec. Cette demande de radiation par Aliou Diallo est assortie de cette note délicieuse dans la demande de radiation, sous la rubrique Motif de la radiation : «L’obligation d’immatriculation ne s’imposant plus, l’entreprise produit la présente déclaration en vue de la radiation de son immatriculation au registre des entreprises.»

– 12 février 2014 : La société B. Jal, mentionnée au 29 juin 2011 ci-dessus, procède à des saisies exécution en mains tierces à l’encontre de Wassoul’Or SA et Sodinaf SA au Mali.

D’autres investisseurs au Fonds Mansa Moussa Gold Fund n’ayant pas converti leurs certificats en actions de Pearl Gold, et qui n’ont pas non plus été remboursés ou dédommagés de leur investissement dans MMGF se sont déclarés depuis.
Les valeurs des certificats non remboursés par MMGF/Sodinaf se chiffrent en dizaines de millions de dollars.

– Mars 2015 : Mise en redressement judiciaire des sociétés Wassoul’Or SA et Sodinaf SA par le tribunal de commerce de Bamako. Les dettes annoncées pour Wassoul’Or sont tout simplement délirantes, d’autant que le financement de l’usine de 11.000 tonnes par jour revenait à MMGF, puis à Sodinaf, et donc en tous cas PAS à Wassoul’Or.

– Mai 2016 : La mine de Kodieran n’a toujours pas commencé à produire d’Or, contrairement à ce qui était prévu à la convention de financement de 2005, vieille de plus de 11 ans. 
C’est-à dire que depuis 1992, année de la création de Sodinaf SA, à 2016, soit en 24 ans (ou en 13 ans depuis la création de Wassoul’Or SA), Aliou Boubacar Diallo, le promoteur / maître d’ouvrage de toutes les opérations précitées semble n’avoir fait, concrètement, que créer, puis fait radier ou avoir mené à la faillite des sociétés et un fonds d’investissement.

Il n’a jamais produit le millième des quantités d’Or qu’il avait promises.
C’est-à dire que sur la base des 1,56 grammes d’Or par tonne de minerai annoncés, et le traitement de 11.000 tonnes par jour, 350 jours par an depuis fin février 2012 («inauguration de la mine»), 16,2 Millions de tonnes de minerai auraient dû être traités, pour 25.345 Kg d’Or (Plus de Vingt Cinq Tonnes d’Or) qui devaient être produits, selon ses promesses, «études», conventions, contrats et annonces.

Les «remords de cruauté» annoncés à Mai 2013 ci-dessus n’étant plus de mise après les tristes constatations d’un tel fiasco, il convient de préciser que, conformément à l’amendement No 1 précité, les quantités totales de minerai traité (21.000 tonnes par jour à compter de février 2014 selon les «conventions et amendements Diallo») auraient du totaliser, en date de fin mai 2016, 24 Millions de tonnes, pour une production d’Or de plus de 37,4 Tonnes métriques… lesquels devaient se traduire par plus de 1,2 Millions d’Onces d’Or extrait, qui auraient représenté, aux cours de l’Or du mois de mai 2016, un Chiffre d’Affaires de non moins de 1,5 Milliard de dollars US, ou 1,34 milliard d’euros.

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… Avec un coût d’extraction qui, selon les «experts» de Bumigeme, choisis et désignés par Aliou Boubacar Diallo, n’auraient dû être que de +/- 6 US$ la tonne traitée, soit 144 millions de dollars, ce qui aurait laissé un RBE (Revenu Brut d’exploitation) de 1,5 milliard – 144 millions US$ = 1,36 milliard de Dollars, soit encore 1,21 milliard d’euros…

 

Source: azalaiexpress.ml

 

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