Administration pénitentiaire et éducation surveillée : Les surveillants de prison réclament des primes et indemnités

La section syndicale des surveillants de prison du Mali a animé le 8 juin 2020 un point de presse à la Bourse du Travail pour tirer la sonnette d’alarme sur leurs conditions de travail.

Le point de presse a été animé par le Secrétaire Général de la section Syndicale des surveillants de prison du Mali, le commandant Abdoulaye Fofana, qui avait à ses côtés ses camarades du Comité syndical de la Maison Centrale d’arrêt de Bamako, Louis Philipe Diarra et Sergent-chef Lamine Doumbia.

Sur les événements du 5 juin 2020 à la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako ayant occasionné la mort de 4 détenus, Abdoulaye Fofana a présenté au nom de son syndicat ses condoléances aux familles des défunts. Il a adressé ses   félicitations aux surveillants de prison pour leur professionnalisme et promptitude qui ont empêché l’évasion des détenus.

Pour le conférencier, cette situation rappelle toute la complexité de la mission des surveillants de prison chargés de l’éducation surveillée et de la réinsertion sociale des prisonniers.

Le commandant Abdoulaye Fofana a saisi cette occasion pour appeler les plus hautes autorités à accorder des primes et indemnités aux surveillants de prison en raison des risques et de la complexité de cette mission, conformément à la loi portant statut particulier des surveillants de prison, voté par l’Assemblée nationale en 2016 et promulguée par le Président de la République.

La section syndicale des surveillants de prison du Mali, selon Abdoulaye Fofana, s’inscrit dans la dynamique de la trêve sociale et ne fera pas de nouvelles revendications eu égard à la crise multidimensionnelle.

Elle souhaite l’octroi des primes et indemnités afférentes aux statuts figurant dans le cahier de charges de l’UNTM et l’opérationnalisation de la mise en place d’une brigade d’intervention rapide au niveau des prisons pour faire face aux attaques des prisonniers terroristes et aux tentatives d’évasion.

« Les gardes de prison souhaitent être associés au projet de relecture du Code pénal pour y insérer leurs préoccupations », a déclaré le Secrétaire Général Abdoulaye Fofana qui a, enfin, remercié les autorités pour la mise en place du Conseil national de la surveillance, du Conseil paritaire et, pour la nomination des surveillants de prison dans d’autres sphères d’activités notamment, la Direction nationale de la Justice et l’Inspection des Services pénitentiaires.

     Alpha Sidiki Sangaré/le Challenger

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