Entre Mahmoud Dicko et Kaou Djim, la dissonance est totale

La confusion était assez flagrante pour ne pas passer anodine, vendredi après-midi, lors de la deuxième manifestation d’appel à la démission du président IBK. Comme il est loisible de le constater, les partisans du M5-RFP ont massivement répondu présents sur le Boulevard de l’Indépendance pour écouter leur guide et le mot d’ordre du mouvement anti-IBK. Mais il est revenu au porte-parole de la CMAS, Issa Kaou Djim, de donner le ton après deux semaines d’attente sans réponse satisfaisante à l’appel à la démission du chef de l’Etat. «A partir de cet instant IBK n’est plus le président du Mali », a-t-il martelé en plantant le décor, annonçant ainsi la désobéissance civile dont les indices planaient dans l’air depuis le meeting du 5 Juin. Aussi, tout présageait d’une activation de son processus sauf que Mahmoud Dicko ne soufflait point dans la même trompette que ceux avec qui son gendre, Issa Kaou Djim, en avait décidé. Celui qui a de tout temps préféré le terme «écouter le peuple» au slogan insurrectionniste «IBK, Démissionne !» est demeuré aux antipodes de ses compagnons ayant visiblement choisi d’en découdre par un assaut sur la première institution de la République. Mais la question est de savoir pour combien de temps leur union va-t-elle résister à une telle cacophonie opérationnelle ?

Le TÉMOIN

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

maliafrique.ml

GRATUIT
VOIR