Crise sociopolitique: Le M5-RFP maintient la pression

Suite à la réaction inattendue du président de la République après l’audience qu’il leur a accordée à sa propre demande, les responsables du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques – M5-RFP- ont décidé de tenir le grand rassemblement envisagé pour ce vendredi 10 juillet. Contre vents et marées !

Les responsables du Mouvement du M5-RFP ont animé une conférence de presse, hier mercredi 8 juillet, au siège de la CMAS pour réaffirmer leur détermination à poursuivre le combat. Et pour cause ? Malgré les concessions faites par le M5 RFP dans le mémorandum à la demande de l’imam Mahmoud Dicko auprès de ses alliés, à savoir la renonciation à l’exigence de démission, le Président IBK n’a fait le moindre signe d’ouverture. Bien au contraire il les a tout simplement envoyés échanger avec sa majorité.
Selon le vice-président du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, Choguel Kokala Maïga, celle-ci ne détient aucune clé pour résoudre les problèmes posés dans le mémorandum. Au contraire, déplore-t-il, elle cherche laborieusement à faire passer les acteurs du M5 comme des violeurs de la Constitution. Arguments battus *en brèches par deux des meilleurs praticiens maliens du droit, à savoir Me Mohamed Ali Bathily Me Mountaga Tall, qui ont donné des explications pour démontrer la légalité du combat du M5 RFP.
Cheick Oumar Sissoko avait auparavant réaffirmé que les intentions du M5-RFP sont justes et légitimes. Pour preuve, il a cité l’audience accordée par le Président, Ibrahim Boubacar Keita au collectif des députés spoliés de leurs victoires par la Cour Constitutionnelle. Selon les conférenciers, la promesse présidentielle de nommer les ‘’ députés spoliés ‘’ au Senat n’est que de la fuite en avant, aucune structure de ce nom n’existant pour l’heure dans l’architecture institutionnelle actuelle. Et la constitution n’a été l’objet d’aucune révision pour créer le Sénat dans lequel la distribution des postes a commencé. A cela il faut ajouter des incongruités déjà connues comme le non renouvellement du Haut conseil des collectivités depuis 13 ans, la double prolongation du mandat des députés et la haute trahison du président de la République par la promulgation de cette loi organique.
Autres faits marquants du point de presse : la pensée pieuse exprimée à l’endroit de l’honorable Soumaïla Cissé et l’annonce par l’imam Dicko du souhait du président de la république de s’adresser à la nation hier mercredi au cours de la soirée.

Alpha Siriki Sangaré/Le Challenger

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

maliafrique.ml

GRATUIT
VOIR