DÉSOBÉISSANCE CIVILE: Doit-on porter atteinte aux libertés libertés d’aller et venir des citoyens ?

C’est la question que se posent des observateurs soucieux de l’avenir politique du Mali. Lors de son rassemblement du 10 juillet dernier sur le boulevard de l’Indépendance, les leaders du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) ont appelé à la désobéissance civile, tout en indiquant des points, édifices, services publics et institutions de la République à occuper. Ce qui a provoqué des cas de violences et pillages d’édifices publics et des biens privés.
Notre pays traverse une nouvelle crise sociopolitique liée à la contestation menée par les leaders du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP). Ces derniers pensent que le président IBK ne peut plus gérer le pays après sept ans de mauvaise gouvernance. Pour eux, il doit quitter le pouvoir et le remettre au « peuple ». En clair : ils demandent la démission du chef de l’Etat pour sa « gestion calamiteuse ».
Pour ce faire, les leaders du M5-RFP ont appelé à la désobéissance civile, tout en indiquant des points, édifices, services publics et institutions de la République à occuper. Il s’agissait entre autres, du pont des Martyrs et du pont Fahd, de la Primature, l’Assemblée nationale, l’Ortm. Mais, en aucun moment, ils n’ont ordonné à leurs militants de s’en prendre aux biens privés et aux personnes physiques ou de saccager un quelconque lieu.
Mais, hélas ! A Bamako, on a assisté à une série noire de casses, pillages, incendies et autres actes de vandalisme. Aussi, les manifestants ont occupé les bâtiments publics et les axes routiers. C’est ce qui a donné naissance à ces pillages de tout genre.
En effet, nombre d’observateurs ont vivement réagi en rappelant ceci : « la liberté d’exercer son droit à la désobéissance civile prévue à l’article 121 de la Constitution ne doit pas dans son exercice porter atteinte aux différentes libertés notamment la liberté d’aller et venir prévues aux articles 4 et 5 de la même Constitution ».
Pourvu qu’on s’assume tout en agissant dans le sens de l’intérêt général du Mali où des défis alimentaire, sanitaire, sécuritaire et économique restent à relever.

Adama Amadou Diarra /L’Oeil du Mali

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