L’histoire bégaie ou s’accélère au Mali: Quand le M5-RFP crée sa propre jurisprudence historique..

Aucun acteur politique de premier plan du M5-RFP ne peut accéder au fauteuil présidentiel par voie d’élection. Les résultats des élections présidentielles de 2018 en sont une parfaite illustration. Alors, on fait comme on peut en continuant toujours de « crétiniser » les maliens. Mais dans un pays ou le vice rend désormais hommage à la vertu, les nouveaux maitres du Mali n’ont qu’à bien se tenir.
Un fait historique est désormais actée dans notre pays, Jamais un président démocratiquement élu au Mali ne pourra plus se maintenir au pouvoir, c’est-à-dire arriver au terme de son mandat, par voie d’élection, parce que un pan de la société, abusivement qualifié de « peuple » se verrait mecontent de sa gestion du pouvoir. Des milliers de malines ont bien suivi avec un intérêt toujours décuplé les marches à répétition de ce mouvement aux revendications légitimistes et qui intègrent les préoccupations essentielles des maliens, qui se déplacent en masse pour manifester leur colère et leur angoisse contre la mauvaise gouvernance du régime d’IBK.
Mais comme pour la CEDEAO principale médiatrice dans la crise sociopolitique qui s’est littéralement emparé de notre pays, pour cause de COVID-19 et de désespérance sociale de milliers d’autres maliens « silencieux et aphones »( ce qui ne saurait faire d’eux des apatrides ) sont restés pourtant très attentifs aux desideratas soulevés par le mouvement. Sans partager pour autant cette idée pour le moins incongrue de pousser, avant terme, le président à céder sous la poussée de la rue, son fauteuil présidentiel, car cela pourrait créer un précédent fâcheux et dangereux pour les années à venir. Certains acteurs en panne de sensations fortes continuent de plastronner sur les plateaux de télévision sur les dérives et autres avatars d’un régime d’IBK entouré pourtant de toutes les grâces quelques mois plus tôt. Mais c’est aussi çà le Mali. Une caste sociale est née avec tous les honneurs et privilèges inouïs, dont les enfants- pour les bourses modestes d’entre eux- posent leurs valises dans les Universités maghrébines, tandis-que les et hauts perchés de la pyramide envoient les leurs, dans les meilleures universités marocaines et canadiennes. Malheureusement pour eux tout se sait au Mali.
B.CAMARA/Le Phénix

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