Concertation nationale : les maliens pourront-ils s’entendre sans un modérateur extérieur ?

C’est la panique dans les rangs du CNSP à Kati depuis les premières semaines du putsch. De semaine en semaine, Kati est devenu le fief de toutes les propositions, chaque maliens est devenu un expert à sa manière. Chacun propose et pense que c’est lui le meilleur. Du coup, les membres du CNSP ne savent plus qui prendre et qui mettre à côté. Cette pratique a carrément désorienté le CNSP pensant qu’au départ certaines choses sont possibles. Pour éviter ces jeux de ping-pong, les concertations régionales ont vu le jour pour atténuer et avoir une feuille de route pour une assise générale. Ce que cette cérémonie d’ouverture a montré Bamako n’inspire pas confiance. Pendant les premières heures de ouverture à Bamako, les salles ont été chaudes. Personne ne veut entendre personne, personne ne veut respecter personne. Cette pratique vient de très loin. Depuis des années, le tissu social malien, pratiquement à Bamako est fragilisé. Du coup, l’impossible respect des uns envers les autres a durci les esprits. Vu ces facteurs négatifs de la société, on ne sait plus qui peut modérer au Mali. C’est pourquoi certains pensent qu’ils faut un modérateurs  commis de l’extérieur c’est-à-dire d’un pays ami pour les assises à venir. Le CNSP, malgré sa volonté de bien faire est vu autrement et se trouve entre plusieurs croisement de feu. Le feu de la CEDEAO et celle des partis politiques et de la société civile. Pour un changement digne du nom, les maliens doivent savoir raison gardé. Cela pour un avenir meilleur de cette nation abandonné à cause des intérêts personnels.

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