Période transitoire : L’avènement du nouveau Mali tant réclamé 

 

Les manifestations intensives et massives de contestations entreprises par le M5-RFP suivies de la mutinerie du 18 Août 2020 à Kati, ont conduit à la dissolution de l’Assemblée Nationale, à la fin des fonctions du Premier Ministre Boubou Cissé et des membres de son gouvernement ainsi qu’à la démission du Président de la République.

Cette nouvelle configuration a de facto plongé le Mali dans une situation d’exception marquée par la prise du pouvoir par les militaires.

L’une des conclusions phares des concertations nationales sur lesquelles les rideaux sont tombés le Samedi 12 Septembre 2020 a été la mise en place des organes de la future transition.

Trois jours durant, les participants ont convenu des grands axes de la feuille de route de la transition. Ils ont défini son architecture et ses organes avant d’en élaborer la charte.

Les missions à elles consacrées sont : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, la promotion de la bonne gouvernance, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, le lancement du chantier des réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, libres et transparentes.

Il faut un Président de la transition, un Vice-Président si besoin est, un Conseil National de Transition, un Premier Ministre.

Prévue pour durer un an et six mois, la transition via un collège de désignation qui mis en place par le CNSP aura la lourde et délicate tâche de choisir les hommes et les femmes qui auront l’exaltante et la laborieuse responsabilité de bâtir le nouveau Mali dont rêvent tous nos compatriotes.

Les cogitations et supputations vont bon train sur le maillage de la nouvelle équipe gouvernementale qui redonnera espoir à tout un peuple exploité et humilié par des responsables mafieux.

Pour éviter de plonger dans les erreurs du passé, les hommes et les femmes qui vont animer cette période transitoire doivent porter le Mali dans leur cœur.

Plus rien ne doit être comme avant.

Certaines institutions budgétivores comme le Haut Conseil des Collectivités, le Conseil Economique Social et Culturel, la Haute Cour de Justice doivent être totalement dissoutes. Elles ne servent à rien sinon qu’à enrichir illicitement leurs responsables sans état d’âme.

Les pouvoirs étendus et le traitement astronomique du Président doivent être revus à la baisse. Il faut limiter ses voyages à l’étranger et réduire le nombre de ses conseillers et les membres de son cabinet qui coûtent à l’Etat les yeux de la tête

La taille du gouvernement doit être considérablement réduite et les ministres évalués tous les mois. Si leur rendement ne comble pas les attentes des populations, ils doivent être remerciés sans autre forme de procès.

Toutes les formes de népotisme, de favoritisme et de clanisme seront combattues avec la dernière rigueur. Les seuls critères de nomination à un poste de responsabilité qui vaillent sont la compétence, la rigueur, l’honnêteté, la probité morale et le sens élevé du devoir.

Le profil d’homme dont le nouveau Mali a besoin est celui de Malick Coulibaly, ancien Ministre de la Justice. L’homme a fait passer aux délinquants financiers   de longues nuits blanches. Il s’est résolument engagé contre la nébuleuse mafia du régime vomi d’IBK. Il a constamment manifesté le désir de mettre en prison tous ceux qui ont d’une manière ou d’une autre dilapidé les deniers publics. Il a beaucoup marqué les consciences à cause de sa farouche détermination à lutter contre la corruption et la délinquance financière auxquelles se sont abonnés certains compatriotes vampires aux dents longues, au ventre élancé, large et profond. Pour beaucoup d’individus, Malick Coulibaly est celui qui peut permettre aux maliens d’entrer en possession des biens spoliés par les anciens dignitaires du régime défunt.

La transition doit être un tremplin pour le peuple souverain du Mali. Elle doit jeter les bases d’un nouveau régime capable d’assurer un Etat démocratique, stable et émergeant.

Le moment est venu de sortir le pays de son état de pauvreté endémique. La crise économique et sociale qui frappe les maliens de plein fouet est due à la mauvaise gestion et à un manque cruel de visions.

Les jeunes à tous les niveaux sont condamnés à vivre de subsides, à se prostituer, à mendier, à sombrer dans la délinquance, la criminalité, l’alcoolisme et la drogue parce qu’il n’y a aucune politique digne de ce nom pour les aider à construire leur avenir.

Avec les ressources humaines de qualité et naturelles en quantité les domaines essentiels de l’éducation, de la formation, de la santé, des infrastructures routières, de l’agriculture n’ont pas été développés à hauteur de souhait.

Les mines, les hydrocarbures, les télécommunications, les BTP constituent des secteurs dans lesquels des capitaux étrangers ont été investis. Très peu d’opérateurs économiques maliens y sont engagés.

Il faut absolument créer une politique volontariste d’éducation, de sensibilisation pour les amener à investir dans les secteurs rentables et créateurs d’emplois.

Ce n’est un secret pour personne que ces 07 dernières années, le Mali a été allègrement plongé dans l’impasse socio-sécuritaire, politico-institutionnelle et économico-financière par la faute de certains hommes politiques irresponsables et apatrides en complicité avec quelques officiers véreux et d’une partie de la société civile corrompue. C’est pourquoi il faut installer aux affaires une nouvelle race de cadres honnêtes et compétents pour conduire la transition vers un Mali nouveau, débarrassé de toutes ses mauvaises graines. Il faut mettre le peuple en confiance dans la vérité et le travail bien fait.

Le colonel Assimi Goita n’a-t-il pas dit lors de la clôture solennelle des concertations nationales qu’il est optimiste quant à l’avènement d’un Mali nouveau, démocratique, laïc, prospère, fondé sur le travail, la justice sociale et l’égalité.

Que Dieu l’entende et sauve le Mali.

Prosper Ky/La Révélation

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