Motos – taxis au Mali : Quel avenir ?

Teliman, Ziqqi Go, Taxi Damou et Taxi Danaya, elles sont à ce jour quatre grandes compagnies de moto-taxis qui évoluent à ce jour au Mali. Comme quoi ce secteur est sur les traces de certains pays de la sous-région comme le Benin avec ses célèbres ‘’zémidian’’, le Togo ou la Guinée.

Ces moyens de transport à deux roues facilitent la mobilité des personnes dans les zones urbaines et péri urbaines. Elles sont pour l’heure quatre entreprises qui assurent, s’organisant du mieux qu’elles peuvent. Parallèlement à ces entreprises confinées dans l’informel, il existe des particuliers préférant travailler à leurs propres comptes.

Parviendront-ils un jour à réduire le coût du transport public, en concurrençant les moyens de transports classiques, à savoir les ‘’Sotrama’’, ‘’Dourounis’’ et taxis ?

 Ces jeunes entreprises recrutent de jeunes ‘’chauffeurs’’ dont les tenues   varient d’une société à une autre. Ainsi pour Ziqqi Go, ce sont des t-shirts verts à l’image des motos. Taxi Damou les habille en rouge qui est également la couleur de ses engins.

Absence de règlementation, concurrence déloyale,Les recettes journalières varient également d’une société à une autre. Travaillant sans salaire et sans contrat de travail, les jeunes gens travaillent de 8 heures à 21 heures pour apporter 4.000 FCFA et garder le surplus. Ce montant est le même pour tout chauffeur de moto taxi, qu’il soit de la société Teliman ou Taxi Damou. Taxi Danaya avec sa dizaine de motos exige quotidiennement une recette de 3.500 FCFA par jour et par chauffeur. Contrairement aux autres, seuls les responsables de la société Ziqqi Go ont voulu nous expliquer les contours de cette affaire. La société dispose de 200 motos et emploie donc 200 conducteurs formés sur les règles de la circulation routière, les panneaux de signalisation. Ils travaillent tous avec une application smartphone et un GPS permettant aux clients de faire des demandes. Il revient aux chauffeurs de fixer le prix à partir de la distance parcourue. Toutes les motos- taxi de la société sont assurées et pourvues de vignettes.

Pour autant, ce secteur en expansion n’est pas encore régi et est envahi par ‘’les concurrents déloyaux’’ qui font la moto taxi avec des  Djakarta. «Nous ne demandons pas à l’Etat, un appui matériel et financier. Nous n’avions jusque-là développé notre activité avec nos fonds propres sans prêt bancaire. Nous ne demandons que la règlementation du secteur. Car des particuliers sans charge de fonctionnement aucune (location, et charge du personnel administratif) évoluent dans le secteur et nous concurrent déloyalement», a  martelé notre interlocuteur.

Comme toute activité lucrative, les sociétés de transport moto taxi doivent être soumises à l’impôt pour contribuer au développement économique, social et culturel du pays. Un inspecteur des impôts nous confie que le nombre de motos peut aider à évaluer le taux d’imposition de ces entreprises.

      Alpha Sidiki Sangaré /Le Challenger

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