Les Travailleurs de l’Administration territoriale à Bah N’Daw:‘’Aucune insulte, aucune menace, aucun chantage ne sauraient nous ébranler’’

Les syndicats de la Plateforme d’Action Commune (SYLTMAT, SYNAC, SYNTRACT et CS-ADR) répliquent aux propos tenus, le 14 décembre 2020, à Abidjan par le Président de la Transition sur les mouvements de grève.

Au lieu de faire face à leurs obligations, les autorités de Ia Transition, avec à leur Bah N’Daw, procèdent par des insultes, menaces et intimidations, apanage d’individus sans idées ni solutions. «Cette sortie du président de Ia Transition, aussi humiliante qu’hallucinante pour le Mali, confirme les inquiétudes amplement justifiées des plus avisés et sages de nos concitoyens qui pensent que «tout privilège obtenu sans effort fourni ne peut être porteur de respect, de travail et de résultat». C’est pourquoi, le sage Birago DIOP a averti en ces termes : «Quand ramasser devient trop facile, se baisser devient difficile».
Le président de Ia Transition vient de prouver, si besoin en était encore de le dire, que pour toute fonction, il faut en être préparé et en avoir les aptitudes. «La solution aux problèmes d’un pays ne passe pas par les menaces, insultes et intimidations », peut-on lire dans la déclaration.
Ils nous apprennent que le respect de Ia Constitution, de la Charte, des lois et règlements du pays, semble être Ia cadette des préoccupations du régime du Président N’Daw. À leurs dires, l’exercice de la magistrature suprême d’un pays commande de la lucidité, de la retenue, du respect envers ses concitoyens, fussent-ils des ennemis, des adversaires, des malades mentaux, surtout à l’extérieur du pays. « II impose au prince du jour une culture permanente de l’intérêt général et de l’impartialité. La plateforme d’Action Commune fait connaitre au chef de l’Etat Bah N’Daw que le Mali, Etat-Nation, est composé d’hommes et de femmes, bien portants ou en situation de handicap, humbles ou célèbres, riches ou pauvres, civils ou militaires, en liberté ou en détention, qui demeurent tous égaux en droits et en devoirs et par conséquent méritent chacun et tous, respect et considération».
Pour les syndicats de l’administration territoriale, l’acharnement des autorités de la Transition contre les administrateurs civils n’est pas fortuit. «II est l’expression de leur volonté affichée d’envahir la représentation de l’Etat par les petits copains abandonnant les nombreux champs de bataille pour des postes plus tranquilles et moins risqués. C’est le sens de la relecture forcée et en catimini en cours du Décret n°2015-0067/P-RM du 13 février 2015, déterminant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative et la nomination de plus d’une centaine de porteurs d’uniformes dans les jours et semaines à venir».
Ils appellent le Président de la Transition à se hisser à la hauteur de sa digne et exaltante mission. Ils avertissent : « Aucune insulte, aucune menace, aucun chantage ne sauraient nous ébranler et nous dévier de notre combat pour plus de sécurité dans notre travail, plus de justice et d’équité et pour plus de respect à notre corporation ».

Chiaka Doumbia/Le Challenger

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