Le Comité permanent de la Session Alternative Africaine sur la Condition Féminine (CSWA-Mali) en collaboration avec ses partenaires, Association Femme Epanouie (A.F.EPA), Centre d’Etudes Pour l’Equité et l’Excellence (C2E-NYETAA) a procédé le samedi 13 décembre 2025 au terrain Danaya d’Hamdallaye ACI à la cérémonie de clôture des « 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG) ». Les acteurs ont appelé à l’engagement public pour lutter contre les abus faits aux femmes.
Présidée par le ministre de la promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénébou Sanogo, accompagnée de sa collègue de l’Environnement et de l’Assainissement, Mme Mariam Tangara, la cérémonie a enregistré la présence de la présidente du Comité permanent de la Session Alternative Africaine sur la Condition Féminine (CSW-Mali), Fatoumata H. Traoré-Samaké, du représentant du Chef du quartier et de la Délégation spéciale de la mairie de Commune IV, Daye Abdrahamane Bagayoko, du Parrain, Sidi Danioko, de la représentante de la Marraine, Bintou Founè Samaké.
Au nom des légitimités et de l’autorité communale, M. Bagayoko a salué les initiatrices pour l’engagement en faveur de l’épanouissement de la femme. Car « l’épanouissement d’une femme est celui de la famille, de la communautaire et, au-delà, la nation entière», a-t-il laissé entendre. Distingué « Homme modèle » dans la commune, le septuagénaire et militant du droit féminin, a appelé les actrices à préparer la relève « parce que la lutte contre les violences faites aux femmes est un combat permanent ».
Placée sous le thème : « Ensemble, faisons du 13 décembre 2025, un tournant historique contre les VBG au Mali », pour la présidente du Comité Permanent, Fatoumata H. Traoré-Samaké, cette cérémonie a pour but de « transformer les flammes en un feu ardent et permanent qui consumera l’indifférence et l’impunité ». Elle s’est réjouie de la présence honorifique des ministres, des représentants de départements, d’Ong et d’associations, ce qui signifie à ses yeux que la question liée à la protection de la femme est importante et un défi permanent qui intéresse les pouvoirs publics. C’est aussi l’occasion pour la femme leader de lancer un appel à l’application stricte de la loi, pour sanctionner les cas d’abus liés au genre ; accentuer les efforts d’éducation en intégrant le respect, l’égalité et les valeurs de Maaya comme arme suprême pour protéger la génération future ; respecter la future Charte à travers l’engagement de la Société civile, des leaders traditionnels, des entreprises et de chaque citoyen.
La cheffe du département de la promotion de la femme a rappelé le contexte mondial de la lutte contre les abus dont les femmes sont victimes : « l’assassinat des Sœurs Mirabal en République dominicaine dans les années 1960, à cause de leur engagement en faveur du droit de la femme ». Ces 16 jours d’activisme (du 26 novembre au 13 décembre) de chaque année est un moment d’hommage pour ces victimes et un engagement contre toute violation du droit de la femme. Selon elle, la Loi n°052 qui accorde 30% au genre dans les postes nominatifs et électifs est une volonté affichée des autorités à promouvoir le droit de la gent féminine.
Face à la gravité du phénomène, car les violences basées sur le genre est un couteau à double tranchant, des cas d’assassinats maritaux ayant été enregistrés dans le pays, Mme Diarra Djénébou Sanogo a appelé à l’action collective en réaffirmant le rôle de son département dans la protection de la femme.
Des trophées Maaya ont été décernés à une dizaine de personnes, dont les ministres présents, le magistrat Moussa Guindo, le Parrain et la Marraine. Une prestation d’artiste et un match de football féminin ont mis fin à la cérémonie.
Broulaye Koné/Le Challenger
