Mme Ballo Rokia Togola de Finkolo-Ganadougou, agricultrice et transformatrice agroalimentaire, est membre de la coopérative « Djêkafo », créée en 2018 et spécialisée dans la culture des céréales notamment le riz, le maraîchage, la transformation agroalimentaire (…). Elle est aussi membre de l’Union « Sabougnouma » qui regroupe environ seize associations de la commune de Finkolo.
Avez-vous des appuis dans votre production ?
La coopérative a environ deux hectares pour la riziculture et récolte à peu près une tonne en fonction de la situation pluviométrique de l’année. Nous avons des magasins aménagés au nom de la coopérative pour la vente de nos productions de riz transformés, de maïs, de miel, etc. On peut stocker dans ces magasins près de quarante tonnes environs de maïs et de riz dans l’année pour la vente.
Pour la transformation du riz, nous avons eu l’appui de l’organisation ADF comme la formation, la technique de vente, la production de qualité. Elle nous a fourni aussi des kits de travail pour la transformation, surtout avec des machines telles que la décortiqueuse, la blanchisseuse, la trieuse, l’étuveuse, la nettoyeuse de riz, la broyeuse, etc. Nous avons également des motoculteurs. Mais on manque de conducteurs.
Avez-vous des employés ?
Nous avons un gardien, un vendeur et un agent comptable en permanence. Sinon les autres sont des bénévoles.
Quid des partenaires ?
Autrefois, on avait beaucoup de partenaires. Malheureusement, il n’en reste plus que quelques-uns, tel que le Projet Kéwalé Inclusive Innovation Center (KIIC) qui nous accompagne en termes de formation et matériels.
Quelles sont vos difficultés ?
Nous rencontrons des difficultés dans la vente de nos produits. 2025 n’a pas été facile, car il nous reste de nombreuses tonnes de maïs invendues.
Quel appel avez-vous à lancer ?
Nous sollicitons l’aide des opérateurs économiques céréaliers de venir s’approvisionner auprès de nos magasins. Cela va nous aider à assurer nos productions et nos ventes et la survie de l’union. J’invite également toutes les femmes des zones rurales à une grande union et à valoriser également la transformation et la consommation locale de nos produits agricoles. En plus, j’invite aussi les autorités du pays à accompagner les femmes des zones rurales.
Propos recueillis par Moussa Diarra/Le Challenger
