La nuit du 15 au 16 février 2026 restera funestement gravée dans les annales, tant elle aura brisé le rêve et l’espoir d’innombrables familles Bamakoises. L’incendie de cette date a en effet plongé le marché «Soukounikoura» dans une amertume destructrice à nulle autre pareille. Si l’ampleur des dégâts n’est pas encore officiellement évaluée, ne serait-ce que par un bilan approximatif, la répercussion sur les victimes et leurs clientèles est sans équivoque. Cette situation se pose au pinacle de la désolation d’autant plus qu’elle survient à l’entame des trois mois de l’année ou le marché «Sougounikoura» est le plus sollicité, en l’occurrence la parenthèse du mois de ramadan et la fête de Tabaski. En vérité, cet incendie assène au passage un grand coup dur à l’économie nationale grandement alimentée par son secteur informel et dont «Soukounikoura» fait figure de deuxième espace parmi les plus prisés. Cependant, un réel et incontournable élan de solidarité agissante s’impose à l’Etat et les grands opérateurs économiques en vue d’assister et accompagner financièrement les victimes de ce drame aux conséquences catastrophiques. Faute de quoi, le taux de grand banditisme et de dépravation risque de connaître une explosion significative imputable aux répercussions psychologiques inévitables du drame sur les nombreuses familles démunies. Or, depuis l’incendie dévastateur, seules quelques déclarations timides d’organisations et regroupements de la société civile appellent à l’entraide et à la solidarité. Rien n’est concrètement fait pour accompagner des victimes qui commencent déjà à raser les murs.
Seydou Diakité/Le TEMOIN
