COOPERATION ET DEVELOPPEMENT : L’OCI, un interlocuteur fiable pour l’Afrique ?

Depuis plusieurs années, l’Etat Palestinien traverse une situation politique et sociale très tendue. Cela, malgré les nombreux efforts déployés par l’Organisation Pour la Coopération Islamique (OCI). Qui, dans le souci de garantir la défense de la Palestine, compte aujourd’hui parmi ses quatre comités permanents, un comité basé au Maroc, consacrant le sens de sa création, à la défense des intérêts du peuple Palestinien… Dans son plan d’action décennal 2015-2025, pas que la Palestine qui a été inscrite au rang des priorités de l’Agenda de l’Organisation Pour la Coopération Islamique qui compte de nos jours, 57 Etats. Au-delà de son engagement pour la Palestine, l’OCI a financé, d’importants projets à l’endroit de ses Etats membres. Singulièrement, ceux d’Afrique ont été au premier plan de l’agenda de l’Organisation durant ces 10 dernières années avec à la clé, un programme spécial de développement de l’Afrique, qui chiffre ses ambitions à hauteur de 12 Milliard de dollars.
Présent à l’atelier d’échange et d’information, pour l’ambassadeur du Sénégal au Mali, son excellence Birane Mbagnik Diagne, son pays bénéficie d’un large canevas de financement venant de l’OCI. Pour lui, au Sénégal, qui préside actuellement le Comité permanent de l’Organisation pour l’Information et les Affaires Culturelles (COMIAC), l’OCI s’est exprimée sur de gigantesques chantiers de développement du pays. Ce qui, témoigne l’ambassadeur Sénégalais, explique que l’OCI se présente de nos jours, comme un partenaire clé pour le développent de l’Afrique : « au Sénégal, le train urbain que nous sommes en train de finaliser, a été financé à hauteur de presque 700 milliards de FCFA » s’est impressionné l’ambassadeur Diagne qui signale d’emblée, que dans aucune autre institution financière au monde, un tel décaissement n’a été fait.
L’ambassadeur du Sénégal au Mali, magnifiant les actes de l’Organisation en Afrique, n’a pas manqué, rassurer la finalisation des études par la BID, d’un programme ferroviaire d’envergure, reliant Dakar au Soudan. Il poursuivra, en soulignant que le tronçon Dakar-Bamako ferroviaire, est partie de ce projet. Pour son excellence Birane Mbagnik Diagne, l’Organisation pour la Coopération Islamique, depuis plus de dix ans, est plus que jamais déterminée à changer le visage de ses pays membres : « En 2005, durant le mois de ramadan, au sommet historique de la Mecque, le Roi Abdellah d’Arabie Saoudite au cours d’une rencontre, a fait appel aux plus grands Oulémas. Pour qu’ils réfléchissent, sur un nouveau mécanisme de développement du monde musulman. Après ce sommet, il été mis en place le premier plan d’action décennal de l’OCI » a souligné son excellence Diagne qui soutient que, cette rencontre a été un très grand pas dans la vie de l’organisation. Car, dit-il, c’est de là que le premier plan d’actions décennal 2005-2015 a été élaboré. Il faut noter que ce plan décennal, a pris en compte, outre les questions des droits de l’homme, de développement au sein de l’espace islamique ; mais au-delà, traite des questions de bonne gouvernance, de développement et de lutte contre la pauvreté. Si nécessaire est-il, revenant sur l’idée de ce plan décennal, l’ambassadeur du Sénégal au Mali, explique que son objectif : « est de lutter contre la pauvreté ».
Au cours de cet atelier d’information sur les activités de l’OCI et la situation que vit l’Etat Palestinien, l’envoyé plénipotentiaire du Sénégal au Mali, dira que l’éradication de la pauvreté est au cœur des actions que comptent mener les comités directeurs de l’OCI : « lors de la réalisation du nouveau plan décennal pour le développement, il été convenu de réduire de 2/3 la prévalence de l’extrême pauvreté dans les Etats membres de l’OCI, d’ici 2025 » a martelé l’ambassadeur accrédité du Sénégal au Mali. Qui place beaucoup d’espoir, quant à l’avenir de la coopération Afrique-OCI.
Qui, à en croire son excellence Diagne, a de beaux jours devant elle. Plusieurs Etats africains en voie de développement, poursuivent leur croissance tout en confrontant le fléau de l’insécurité. Alors que, sans sécurité, il n’est point de développement. Et, la question de la sécurité s’inscrit dans l’agenda de l’OCI. Lisant la quintessence d’un plan d’action de (35 pages) murement réfléchi et peaufiné par les experts OCI en faveur de ses pays membres en terme de prospective pour le développement et de sécurité, l’ambassadeur qui porte la voix de l’OCI, partage la vision de l’organisation : « Au cours de ces dernières années, les questions sécuritaires ont aussi été inscrites au premier plan de l’agenda de l’OCI avec la création d’une commission paix et sécurité. Dans cette lancée, l’OCI a un ensemble d’envoyés spéciaux partout dans le monde Au Yémen, en Centrafrique, et un peu partout dans le monde. Ce qui garantit l’intérêt qu’accorde l’Organisation, à la question sécuritaire en Afrique et dans le monde » a témoigné Birane Mbagnik Diagne, lui-même qui annoncera que l’organisation musulmane étant composée d’organes, d’institutions spécialisées, et d’institutions affiliées, poursuivra sa croisée par la création d’un conseil de paix et de sécurité.
En dépit de tous ses efforts, la grande organisation islamique qui peut revendiquer la place de partenaire numéro Un (N°1) de l’Afrique en termes de financements, souffre d’un déficit de communication.
Même s’il est bon à savoir, que l’OCI compte aujourd’hui, 4 comités permanents : du Commerce, de la Technologie, de la défense des causes Palestiniennes, mais aussi, de la Communication et de la Culture (COMIAC), qui a son siège à Dakar depuis 1981, et qui encore du pain sur la planche pour porter haut toutes les actions d’une organisation qui regroupe plus d’une cinquantaine d’Etat.

Mamoutou TANGARA

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