Nouveau gouvernement : Boubou fait une surcharge

Tiebile en mode malgré…  Michel Sidibé se contente, le retour payant de Malick ? Le choix « trop osé » de Saya Sangaré
Enfin, il est en place ! L’attelage gouvernemental qui revendique
désormais le plus long processus de mise en place, est envoyé au boulot avec un
cahier de charge, bien servi. D’abord, de la primature jusqu’aux secrétaires
d’Etat, il est attendu du nouveau gouvernement, différence et efficience, mais
surtout de la diligence par rapport aux précédents. Car, il a un compte à
rebours très pressant de 6 mois.  L’équilibre de cet attelage se
prête-t-il à une telle exigence ?
En tous cas, à la lecture de l’ossature gouvernementale,  le docteur
en économie, ministre des finances, Boubou Cissé, , qui est appelé à être
présent sur plusieurs fronts, s’est conformé à l’adage selon lequel : «&nbsp; <strong>la
charité bien ordonnée commence par soi</strong> ». A lui seul, trois immenses
prérogatives dont il est impossible de reléguer une d’entre elles, au second
plan de la mission commando assignée à son gouvernement.
Depuis la primature, Dr Cissé aura un œil vigilent sur l’hôtel des finances et une autre fenêtre vigilamment ouverte sur le cours de l’économie malienne, en combat de la récession. Trois charges titanesques, pour le jeune ministre qui a, à faire face à un héritage ténébreux laissé par son prédécesseur. Puisque, en plus de l’épineuse question de l’insécurité, le spécialiste de l’économie et des finances internationales, aura à conduire une action gouvernementale chargée et complexe, à un moment où, tout est priorité, ou presque. D’où, la complexité de la mission&nbsp; du premier ministre qu’on serait tentée de qualifier de sur mesure. Car, tout comme son prédécesseur, Soumeylou Boubeye Maiga, Boubou Cissé hérite de la primature à un moment où l’ordre social n’est pas des plus stables et les tensions restent agitées même si, les cheminots ont suspendu, le 11 Mai, leur mot d’ordre de grève, les enseignants quant à eux, tentaient de serrer leur rang de bataille et n’entendent pas délaisser la bataille en si (bon chemin), malheureusement trop couteux à l’année scolaire qui échappe presque à un sauvetage même « miraculeux ». Attendu sur plusieurs fronts, malgré la multiplicité des taches, le premier ministre ne veut laisser son labeur à la merci d’un incertain nouveau venant. Par souci de prudence, en plus de la lourde mission qui l’attend,&nbsp; Boubou Cissé a voulu&nbsp; garder ses anciennes charges d’encaissement et de décaissement au budget. Cela n’influencerai-t-il pas négativement la marche de la primature quand on sait d’elle un agenda très chargé ? Surtout quand on sait qu’il pilote une primature où pour la première fois, les heures sont comptées. Car, le compte à rebours a épuisé déjà plus de 3 semaines sur les six mois qui devront évaluer cette équipe de large (faveur) au patron Boubou lui-même. Pas d’étonnement ! Car, il faut le dire clair, jouissant du feu vert des PTF, même si notre économie reste au rouge, le jeune Cissé vante les progrès réalisés par l’économie malienne grâce à ses propres prouesses. Donc, hors de question de laisser un autre novice entrant récolter une semence dont les réussites tirent&nbsp; leurs secrets dans les&nbsp; expériences de Bretton Wood.

TIEBILE EN MODE
MALGRE, MAIS BIEN PRETENDANT
Docteur Boubou Cissé, premier ministre
et ministre de l’économie et des finances, homme de confiance du président IBK,
le président voudrait mettre son proche premier ministre, dans toutes les aises
pour qu’il réussisse à former une économie en forme, dans la stabilité et en
toute sécurité, conformément aux autres chantiers qui attendent l’actuel voisin
des berges du fleuve. Qui a, un pied bien ancré, mais l’autre pas encore.&nbsp;
Du moins, sauf si son exploit est à l’image de son prédécesseur dont le
président reste jusque-là nostalgique. Dr Cissé est suivi de près et doit vite
gagner du terrain et en confiance auprès de son mentor IBK. Sinon, les
prétendants à son poste, on n’en manque pas.

A jeter un petit coup d’œil au numéro deux silencieux du gouvernement, deuxième
au rang protocolaire,&nbsp; le ministre de la santé, Michel Sidibé, était à un
moment, bien partie pour le poste de PM. Mais au final, l’ancien haut
fonctionnaire de l’ONU, Michel Sidibé, a été commis au département de la santé.
Il se contentera de ce département, sans pour autant oublier de faire les yeux
doux à la primature. Le message est donc perceptible et très clair.&nbsp; Juste
patienter et faire bon ménage au département de la santé pour rallier la primature.&nbsp;
En tous cas, équilibré ou pas, ce gouvernement est l’un qui réserve des
surprises. Car, IBK champion des péripéties de changement de gouvernement,
comme Boubou et Soumeylou, il y a de grandes chances que le futur premier
ministre d’IBK soit un membre de ce gouvernement. Tant les grosses pointures
sont là : Tièbilé Dramé, qui ne ferait pas un miracle s’il est appelé un jour à
la primature. Pour cause, tout le monde sait du président IBK, très émotif au
français bien parlé comme sait le faire Tièbilé, qui aura aussi, la chance d’insuffler
une dynamique sereine à la diplomatie malienne longtemps voulue par IBK : « le
Mali doit être présent dans le concert des grandes nations » chante en répétition
IBK lors des grands rendez-vous. Ce qui veut donc dire que, Tièbilé Dramé
pourrait séduire son ancien challenger qui n’a pas fini de lui mettre mal à
l’aise dès le premier contact au conseil des ministres avec des propos peu
courtois. L’actuel ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
internationale, devra diligenter la prise de forme de la diplomatie malienne
afin d’affirmer sa touche dans le tout nouveau et premier gouvernement qu’il a
connu sous IBK.
LE RETOUR PAYANT DE MALICK COULIBALY ET LE CHOIX « TROP OSE » DE SAYA SANGARE

En terrain connu, Malick Coulibaly,
appelé au ministère de la Justice, signe son retour. En terrain connu pour
avoir servi la Justice malienne, le nouveau garde des sceaux est très enclin au
respect des droits de l’homme. Adepte d’une justice saine et proche du
justiciable, l’ancien président de la Commission Nationale des Droits de
l’Homme aura du chemin à faire dans la promotion des droits élémentaires
humains dont notre pays a encore du chemin à faire.

En plus de cela, connu pour sa rigueur dans l’approche d’exercice de la justice,
le nouveau garde des sceaux pourra certes donner du souffle à la justice
malienne qui reste, du moins, seul gage propice à la volonté manifeste des
maliens : « invest in Mali ». En tout cas, Malick Coulibaly signe son retour à
un moment où la justice malienne enregistre un rôle très chargé de dossiers. Et
l’action publique au Mali, on le sait avec force, a besoin du sang neuf. Enfin,
et encore, un autre sang neuf dans un autre département. Il s’agit celui de la
communication, porte-parole du Gouvernement et des relations avec les
institutions qui revient à Yaya Sangaré. Un département solidifié, qui gratifierait
le militant ADEMA des résultats obtenus lors de ses offices précédents. Cependant,
le choix de Yaya Sangaré, comme ministre porte-parole du gouvernement, apparait
trop misé pour quelqu’un qui a à prouver les aptitudes nécessaires pour ce
poste à haut risque, pour ne pas dire à pièges.&nbsp; Puisque, ce poste est le
plus périlleux qui puisse y avoir dans l’attelage d’un gouvernement.&nbsp;
&nbsp;Chaque mot et phrase seront pesés à leur juste valeur par le porteur de
la voix du gouvernement. Un exercice auquel, le ministre Sangaré ne donne pas
toute assurance. Puisque, on se rappelle bien du propos contradictoire lors de
la visite du premier ministre français
Pour ne plus tomber dans ses genres de pièges, le ministre Sangaré doit garder
vigilance&nbsp; et sérénité comme ses maîtres
mots

Source: Le Dénonciateur

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