Appels répétitifs à la subversion : Moussa Sinko est-il au-dessus de la loi ?

Depuis sa démission de l’armée pour des raisons plus qu’obscures, l’ancien Général Moussa Sinko Coulibaly ne perd aucune circonstance pour se donner en spectacle, multipliant en cela des déclarations à l’emporte-pièce.  Foulant aux pieds les principes de la loi et les valeurs républicaines, il va dans ses diatribes musclées jusqu’à préconiser le renversement du régime. Il le répète sans cesse, comme s’il se fait un malin plaisir de dévier la République, et cela, dans une impunité qui interpelle l’Etat au plus haut niveau.

L’habitude étant une seconde nature, l’ex-putschiste, ancien général de l’armée, a du mal de se débarrasser de ce sobriquet d’insurgé qui lui colle à la peau. Allant jusqu’à ignorer les valeurs républicaines qui encadrent la démocratie, synonyme de respect de la loi, en tout cas pour un général bon tient, ce nostalgique de coup d’Etat, insurgé dans l’âme, ne se sent plus tenu à aucune rigueur de la vie démocratique. Un seul slogan chez lui : « mettre fin au régime ». C’était même son slogan de campagne présidentielle. Tel un mal aimé politique, cherchant coûte que coûte une place au soleil, quitte à entrainer le chaos derrière lui, il ne cesse de multiplier les assauts contre l’autorité et la stabilité de l’Etat.

Notre pittoresque général à la retraite sait bien qu’ailleurs, le tweet qu’il a fait publier, et qui a été relayé en boucle sur les réseaux sociaux et les médias, lui aurait fallu de sérieux ennuis judiciaires, à défaut d’une interpellation policière en bonne et due forme. Il a notamment tweeté, sans daigner même avoir la moindre compassion pour les soldats tombés au champ d’honneur, qu’« il est impérieux de mettre fin à ce régime incompétent pour abréger la souffrance du peuple ».  

Honte pour un général ayant servi la République ! En l’absence d’une réaction officielle de l’Etat face à cette déviance avérée à la loi, le mépris a certainement passé par là, beaucoup de Maliens, anonymes ou non ont cru devoir apporter leur lot de correction à cette déclaration fanfaronne du général à la retraite. En exprimant leur indignation face aux propos de l’ancien officier qu’ils n’hésitent plus à assimiler à un « officier félon », les citoyens lui réservent le seul jugement qui lui reste : un général nu, comme un roi nu, qui ne peut mériter le privilège de la haute fonction de l’armée dont la chance de la vie lui avait donnée de connaître au nom de son pays et dont il a fini, par ses propres turpitudes, de quitter.

Au grand soulagement de la nation. En attendant que le jugement de l’histoire ne se fasse…

Oumar KONATE

Souce: La Preuve

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