Assassinat de Jamal Khassoggi: Un an après, son tueur parade honteusement !

Octobre 2018- Octobre 2019, déjà un an que, tombait dans le piège de la trahison et du crime prémédité, notre célèbre confrère du Post, Jamal Khassoggi. Son tueur est connu et parade dans une honteuse posture, ne courant sans doute jamais, le risque de se faire interpeller pour son abject forfait. Il est saoudien tout comme sa victime.

Il s’appelle Mohamed Ben Salman, il est le prince héritier au trône des Saoud. A ce titre, il fait ce qu’il veut, même le crime de sang ne le dérange et son acte criminel sur la vie du journaliste de même nationalité que lui, ne dérange ni au palais des Saoud, ni aux pays des amis des pétrodollars des Saoud. 

N’allez surtout pas demander ou écrire à la CPI, elle en sait plus que n’importe qui sur ce qui est arrivé au Consulat de l’Arabie Saoudite à Istamboul en Turquie. La présence ce jour là du journaliste au Consulat, sa disparition dans les couloirs obscurs et malsains, son meurtre et le déchaussement de son corps. Au CPI, on vous dira que, l’Arabie Saoudite n’est pas affilié à la CPI, piti- patati. Vaquez à vos occupations car les faiseurs de ce tribunal pompeusement pénal international, mangent dans la main des Saoud. Pendant que, la famille, les proches, collègues et sympathisants du journaliste assassiné s’égosillent, son tueur, comme si rien ne lui était reproché ou rien ne lui pesait sur la conscience s’il en a d’ailleurs, arpente les allées des palais des grandes villes, des grands pays de ce monde. Au même moment, chez lui, dans son royaume, au vu et au su de tous, à grand renfort de pub, des prisonniers de droit commun sont exécutés ou mutilés.

Qu’est-ce qui justifiait ce crime impuni ?

Le statut de prince héritier des Saoud dont la puissance planerait sur toute la terre de par leur générosité ? Ce ne peut être que cela. Prince Héritier d’une pétromonarchie, client des puissances de ce monde, fabricants et exportateurs d’armes et d’avions de guerre ? Qui est fou au point de s’attirer les foudres du royaume le plus riche où, l’on n’hésite pas un instant à sortir le chéquier pour des folies à ceux qui savent soutenir ou fermer les yeux sur tout ce que font les princes et princesses au cœur du royaume ou ailleurs. Et le malheur de Khassoggi était de vouloir tenir tête à tous ces princes qui ne sont jamais arrivés à le dompter, à accepter de se faire corrompre. Son tueur, le prince héritier du royaume connaît la valeur morale de ce saoudien qui lui aussi venait d’une famille de marque au sein duquel, on a enseigné des valeurs de dignité et de vérité, qu’importe l’adversaire fut –il un prince héritier. C’est justement cette résistance au chantage et au béni – oui- oui qui l’amènera à s’exiler aux USA pour ne pas céder aux caprices mensongers des princes et leurs affidés. Mais, son destin de juste, de véridique, de journaliste prêt à tout pour ne pas céder à la tentation du diable, pardon de MBS le fera rattraper, au cœur de la ville d’Istamboul, au Consulat de son pays, l’Arabie Saoudite où, il sera froidement assassiné et son corps déchaussé et éparpiller au gré du vent du grand désert.

Mais le crime se paie toujours cache, qu’importe le temps qu’il mettra avant de se faire rattraper.

Par Sory de Motti

Source: La Nouvelle Patrie

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