Le Procureur Kassogué et la lutte  contre la délinquance financière :On ne noie pas un  poisson !

 

Des questionnements autour de la soudaine chute de la tension, pardon de l’engouement que suscita la guerre contre la délinquance financière. De La poudre aux yeux ? Bakary Togola, le mouton sacrificiel ?

Si Kassogué et son staff ne changent pas de fusil, ils risqueraient d’avoir sur leur dos des maliens qui s’accuseraient  finalement d’avoir vite fait d’applaudir. Plus d’un mois après les désormais menus fretins que sont Bakary Togola de l’APCAM et Diawara du Conseil Régional de Kayes et comparses, la machine judiciaire du très célèbre procureur Kassogué ronronne au rythme d’un moteur qui se grippe. Etaient-ils les seuls et uniques délinquants financiers de la République qu’on ne s’interrogerait pas autrement. Il y a une semaine, des informations se rapportant à la distribution de convocations à des chefs militaires remplacés ou toujours en fonction, inondaient journaux et réseaux sociaux. Ces précieux sésames entendions-nous ça et là, sont liés à l’affaire des milliards dépensés à l’achat des épaves d’hélicoptères de combats dont l’arrivée défraya fort généreusement la chronique. Contrairement aux biscuits qui étaient régulièrement distribués avant, pendant et après la mise sous mandat de dépôt de l’ex puissant patron de l’APCAM et même de ceux de Kayes, plus rien ne filtre de ces très hauts gradés de la grande muette qui pourtant, fort de son statut, se serait exposée de la pire des manières en osant des dépenses qui n’auraient pas attendues longtemps pour rattraper ceux qui, moyennant des retro-commissions auraient tenté le mauvais coup à notre pays dans la situation qui est le sien.

Secret défense ?

A en croire à ce que rapporte des proches des hauts d’en haut, c’est même la peur au ventre qu’on parle de cette affaire d’officiers généraux et autres convoqués au cabinet du procureur Kassogué. Aux yeux donc de ces personnes leurs convocations ne seraient qu’une tape à l’œil, histoire de se dédouaner d’une opinion trop fouineuse, trop pressée. Mais à quoi bon s’alarmer même si la première procédure, celle qui a directement conduit Bakary Togola à la maison d’arrêt de Bamako, pêche dans la procédure  déclenchée dans l’affaire dite des épaves d’hélicoptères par ses lenteurs, son black out, son manque criard de communication. Va- t- elle tomber dans les oubliettes ou les dossiers classés sans suite ? Les maliens suivent de près ce dossier et gardent un œil très sévère à l’endroit de ce magistrat qui a porté leur espoir et en qui ils continuent de croire : Malick Coulibaly.

Par Sory de Motti

Source/ La Nouvelle Patrie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

maliafrique.ml

GRATUIT
VOIR