MISE EN PLACE D’UN ORGANE UNIQUE DE GESTION DES ÉLECTIONS : le Désordre !

La mise en place d’un organe unique de gestion des élections prochaines demeure une préoccupation majeure qui divise tant au sein du gouvernement que des acteurs politiques et de la société civile. Une crise qui ne dit pas son nom s’invite désormais au sommet de l’Etat et à l’origine d’une cacophonie au sein du gouvernement dirigé par Choguel Kokala Maiga. Heureusement qu’on n’est revenu à l’ancien format en invitant tout le monde à s’exprimer sur la question de la mise en place d’un organe unique.
Le premier ministre avait dit lors de sa rencontre avec la presse que la mise en place d’un organe unique est une volonté politique qui a été adoptée et que des experts nationaux ont été commis lesquels estiment que son opérationnalisation dans le délai est bien possible.
Quelques temps après, le Ministre de l’administration territoriale organise un atelier avec des hommes politiques au cours duquel, l’on écarte l’hypothèse d’un organe unique.
Visiblement, le premier Ministre et le ministre de l’administration territoriale n’ont pas le même agenda sur la question.
Contre la mise en place de l’organe unique, certains évoquent l’insécurité dans le pays, les contraintes du moment et le manque de ressources humaines pour ce faire.
D’autres à l’image de Modibo Kadjoké du parti APM Maliko se disent surpris de voir ce changement de langage de certains acteurs politiques qui, en janvier 2021, ont tous demandé la mise en place de l’organe unique. Quel changement spectaculaire !
Aussi, le département de l’administration territoriale a décidé d’organiser un atelier pour reprendre ce débat, un débat qui était déjà clos à notre point de vue a renchérit M. Kadjoké. Aujourd’hui, « on est revenu à l’ancien format et tous les partis politiques ont été invités à s’exprimer sur la question. Nous avons bien apprécié la démarche » a lancé Modibo Kadioké du parti
Pour Jeamille Bittar membre du M5 RFP, « Nous pensons que la méthode, le fonctionnement nous donne espoir. Ceux qui sont en train de polémiquer autour de cette question ne sont pas qualifiés pour le faire. C’est pourquoi nous avions dit que cette volonté nationale, populaire, prônée par l’ensemble des Maliens pour aller au changement exige cet organe unique de gestion ».
Konimba Sidibé du MODEC estime qu’il faut « saluer cette démarche, parce qu’il s’agit de chercher le consensus le plus large possible sur une question aussi capitale que les élections. Nul n’ignore le rôle joué par les mauvaises élections dans l’effondrement du pays. Cela fait 30 ans nous n’arrivons pas à réussir les élections dans ce pays. Pourquoi » S’interroge-t-il ?
Et d’ajouter : «la réponse est toute simple : parce que les élections sont sous l’influence des détenteurs du pouvoir d’Etat et de puissance d’argent qui cherchent à accaparer l’appareil d’Etat pour en faire un instrument d’enrichissement personnel. C’est de cela qu’il s’agit et, l’organe unique des élections a pour enjeux principalement de soustraire les élections de l’influence de ces deux catégories d’acteurs ».
En tout cas, pour la majorité des acteurs, l’organe unique est bien faisable puisqu’il s’agit d’une question de volonté. « Vouloir c’est pouvoir » dit un adage.

Coulou/La Révélation

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

maliafrique.ml

GRATUIT
VOIR