Réseaux sociaux: La plaie de la Communication gouvernementale

Les derniers événements au Mali ont créé une confusion totale dans la tête de beaucoup de Maliens. Sur les attaques de Sévaré, Nara et le crash de l’aéronef à Missabougou, les réseaux sociaux n’ont pas fait dans la dentelle. Quid de la réalité des ‘’informations’’ véhiculées ? Mystère et boule de gomme.

Cette pratique, sport favori de certains responsables du pays, n’honore pas les Maliens et interpelle les plus hautes autorités. Un laisser-laisser encouragé par une complice passive ou active à un niveau élevé de l’Etat ? Difficile de ne pas se poser de telles questions en prêtant l’oreille aux scoops diffusés par ces super-citoyens. Qui peut contester le fait qu’ils sont dans les secrets des dieux ? Privés de leurs prérogatives, ce ne sont pas les professionnels des médias traditionnels qui diraient le contraire.
Il urge pour l’Etat de tirer les enseignements des récents événements et de mieux encadrer la communication institutionnelle. Les questions sensibles de la nation doivent passer par les canaux officiels et le gouvernement devrait être proactif.
L’Etat doit agir de sorte que les sujets sensibles soient d’abord examinés et traités au niveau gouvernement. Sous le règne de Rock Marc Kaboré, cette précaution a permis d’instaurer la stabilité au Burkina Faso car les personnes qui s’accordaient certaines libertés étaient mises devant leurs responsabilités. La liberté d’expression ne saurait prévaloir sur la stabilité du pays et la sécurité nationale.

Même la Grande muette…
C’est aussi fréquent : sans la moindre inquiétude du monde, ces grandes gueules nous ressassent les oreilles avec force quantité d’informations voire de précisions sur les acquisitions par les Famas d’équipements militaires, leurs caractéristiques et performances, les opérations menées en temps réel. Le plus souvent avant même les sources et canaux officiels ! Seraient-elles en mission commandée qu’elles ne s’y prendraient pas autrement. Allez savoir qui les motivent comment et à quelles fins !
Pourtant, de façon professionnelle et sans passion, Colonels Dembélé et Sagara et leurs équipes travaillent à informer sainement l’opinion à l’instar de leurs valeureux prédécesseurs, Colonels Coulibaly et Koné. Sans doute parce qu’ils ont été à bonne école et savent le respect auquel a droit la grande muette.

Drissa Togola/Le Challenger

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