Une supra-structure de contrôle à Koulouba 

Les projets et programmes, les arrêtés ministériels au nom de la moralisation passent par la censure de Koulouba avant les décaissements y afférents. C’est le drôle de surenchère procédurière qui rythme depuis quelques temps le mécanisme administratif au Mali. Il en résulte, à en croire nos sources, que l’exécution des dotations des différentes structures ne sont plus tributaires du seul organe législatif. En effet, une sorte d’arbitrage parallèle est installé à Koulouba, à la présidence de la République,  dénommé «cellule» et qui exerce un droit de regard sur les décisions, y compris l’engagement des affectations budgétaires. Ainsi, en plus des étapes d’arbitrage budgétaire, du vote de loi de finances par le Conseil National de Transition, les différents services administratifs doivent encore engager une bataille farouche pour faire agréer leurs décisions à incidence financière par sommet haut sommet de l’Etat. Bonjour donc les incontournables affairismes et rançonnements qui conditionnent les approbations de crédits même après adoption par les conseils d’administration ? En tout cas, la direction nationale du contrôle financier et ses multiples démembrements et même la Direction du budget se retrouvent en définitive surplombés par une supra-structure dont la pertinence ne réside que dans le seul droit de regard et d’ingérence de la présidence de la Transition sur les finances publiques. Et dire que le totalitarisme est poussé jusqu’à l’avis favorable de cette cellule illégale pour les nominations qui ne nécessitent pas de passer par le Conseil des ministres. Cela s’appelle dirigisme administratif ? 

Source: Le TEMOIN

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

maliafrique.ml

GRATUIT
VOIR