Flambée des prix des condiments dans la capitale : Le panier de la ménagère frappé de plein fouet !!!

 

La cherté de la vie frappe de plein fouet le panier de la ménagère qui se plaint à longueur de journée de la hausse excessive des prix des condiments. Le constat est le même aux quatre points cardinaux de la capitale : de Banankoro à Koulouba, de Samanko aux confins de Moribabougou. Reportage.

La conjoncture économique ne cesse de soumettre la poche du chef de famille à rude épreuve et la flambée des prix d’alléger le panier de la ménagère. Cela impacte forcément le contenu de nos assiettes. Toutes les denrées de large consommation sont concernées par la situation actuelle.

Les chefs de famille déboursent de plus en plus d’argent pour que les denrées de première nécessité soient disponibles à la maison : riz, mil, le sucre …Pour autant, les ménagères peinent plus que jamais à s’approvisionner en condiments. La litanie ne varie pas : tout devient et de plus en plus cher : viande, poisson, l’oignon, huile, tomate et autres légumes. Même le sel n’a pas échappé à cette dure réalité des prix sur le marché.

A l’intervalle d’une semaine, les prix ont connu des variations sans précédent à certains endroits. Ainsi à notre passage au marché de Guarantibougou, le vendredi 21 juillet 2023, le kilo de la viande avec os était vendu à 3200 francs et celui de la viande sans os à 3600 francs. A la même date, le kilo de la viande était vendu au même prix aux marchés de Sabalibougou et de Korofina.

Quant aux condiments, les prix diffèrent d’un marché à un autre. Par exemple, le kilo de l’oignon est vendu à 700 francs à Garantibougou et 600 francs à Sabalibougou. Dans un même marché, les prix varient d’un commerçant à un autre. C’est par exemple le cas à Korofina où l’on peut trouver l’oignon à 600 francs le kg ici à 550 francs là. En revanche si les prix des tomates n’ont pas changé, la quantité, elle, s’est réduite comme peau de chagrin.  

Des prix, somme toutes, élevés à quelques différences près. Djélika Diarra, vendeuse, à son explication de ce phénomène. «Même s’il nous arrive d’avoir le même fournisseur, les conditions d’acheminement des marchandises jusqu’à la maison sont différentes. Celles qui ont une moto ne peuvent pas vendre au même prix que celles qui empruntent le transport en commun», nous confie-t-elle.

Et d’ajouter : «le marché est vraiment dur. Des fois, il me vient à l’idée de rester à la maison. Mais quand je pense à mes enfants qui comptent sur moi, puisque je suis veuve, cela me donne la force de continuer».

Sali Tangara ménagère dans une famille nombreuse lance un cri de cœur : «Depuis plusieurs mois, j’ai arrêté d’acheter de la viande, et il y a certaines sauces que je ne prépare plus. Ce n’est vraiment pas facile pour moi. Les autres femmes de la maison peuvent se permettre de compléter le ‘’nasongo’’ parce qu’elles travaillent toutes. À chaque fois, tout le monde boude ma nourriture», lance-t-elle sur un ton désespéré. Un désespoir qui trouve sans doute échos chez de nombreuses ménagères de Bamako.

Maïmouna Berthé, stagiaire/Le Challenger

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