INSTITUTIONS : Le ton monte entre le CNT et Primature

Les récentes sorties incessantes du PM Choguel Maiga ont fini par provoquer une passe d’armes entre son cabinet et les membres du Conseil national de Transition. Il est revenu l’honorable Fousseynou Ouattara de mettre les pieds dans le plat par une sortie fracassante contre Abdel Kader Maiga, un proche parmi les proches la primature. Ce dernier, depuis un média privé, avait chargé Dr Albert Maiga pour avoir désavoué Dr Choguel Maiga pour ses propos sur les cailloux et discours populistes. Une sortie nullement appréciée par l’honorable OUATTARA, qui invite à être attentif et vigilant, car le mis en cause  » connaît très bien la différence entre un parti politique et un parlement. Si, les avis d’un ou de quelques membres d’un parti politique peuvent engager la responsabilité du chef du parti, une telle approche ne peut s’appliquer à un parlement », a-t-il relevé.

Comme pour dire que la sortie du jeune membre du CNT, Albert Maiga, n’engage que sa personne et non l’ensemble de l’organe de transition. Indiquant que l’organe législatif est composé de représentants d’environ 20 entités politiques en plus de la société civile, il fera un rappel en ces termes :  » Parmi les partis politiques présents au sein du CNT on peut citer ADEPM, ADEMA, RPM, URD, RDA, ASMA etc. Beaucoup de ces partis sont très souvent violemment attaqués par le PM Choguel ». Et de renchérir en mentionnant que « dans toutes les démocraties parlementaires, le Premier ministre et son gouvernement font l’objet de critiques sévères des membres du parlement et personne ne doit s’offusquer de telles pratiques ». Autrement dit, Albert Maiga est dans son rôle comme tout autre membre du CNT.

Occasion pour Dr Fousseynou Ouattara d’indiquer que le Premier Ministre avant son accession à la Primature «a toujours été le critique le plus virulent du CNT et avait même contesté la légitimité du CNT devant de la Cour Suprême». Et d’en déduire par une manœuvre de  » la garde rapprochée de Choguel » pour cacher ses propres carences par la provocation de conflits en permanence.

Ces tensions interviennent par ailleurs dans un contexte où les acteurs politiques et sociaux ont pourtant besoin d’accalmie pour se consacrer à l’élaboration du calendrier électoral à laquelle ils ont été conviés par le ministère de l’administration territoriale.

I Keita/Le TEMOIN

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