Le Mali a son ‘’incroyable talent’’ en Breaking dance !:Daou a fait trembler le Palais des sports de Marseille

Un événement, peu connu du public malien, s’est déroulé à Marseille le 29 avril 2023. En effet, ce jour-là, Daou, un jeune prodige malien, a fait vibrer les planches et les gradins du Palais des Sports de la ville phocéenne par son immense talent au Mondial de breakdance, un alliage de sport, d’art et de culture programmé aux prochains Jeux Olympiques de Paris 2024. C’est en prélude à ce grand rendez-vous dans la capitale française que Marseille a accueilli une trentaine d’écoles de danse pour un tremplin chorégraphique.

Le Breaking dancing ou breakdance ou encore b-boying est un style de danse caractérisé par ses mouvements de corps saccadés, son aspect acrobatique et ses figures au sol. Il se pratique en solo ou en équipe. Un véritable spectacle en plusieurs dimensions qui fera parler de lui dans un proche futur.
Primo : le danseur s’avance (ou parfois s’impose) au milieu du cercle et effectue des mouvements de jambe rapides qui rappellent ceux du boxeur Mohamed Ali ; cela s’appelle toprock, ou également «pas de prépa» (puisque c’est seulement le début du passage), pendant lequel le danseur s’échauffe et réserve la place nécessaire pour danser (un uprock, un salsa step peut aussi être effectué à la place du toprock).
Deuxio : le danseur exécute des figures appelées footwork ou passpass. Pendant qu’il a les mains au sol, ses jambes tournent autour de son corps.
Tertio : le danseur effectue des figures au sol (des mouvements circulaires) qui soulignent soit sa vitesse d’exécution, soit sa force physique, soit sa créativité dans l’art d’enchaîner plusieurs figures.
En général, chaque danseur fait partie d’une équipe qui peut défier une autre au cours de passages successifs. Le vainqueur est choisi par le public ou à l’applaudimètre.
A Hamdallaye près du Commissariat du 5è arrondissement de police aussi bien qu’à Lafiabougou et dans plusieurs quartiers de la capitale, Daouda Coulibaly surnommé Daou ou ‘’Boy Daou’’ par ses intimes est une figure familière avec son fauteuil roulant, don de Qatar charity. Il a 23 ans. Lisons son histoire racontée par lui-même.
«Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours aimé la danse et le football malgré mon handicap de naissance. J’étais à l’école fondamentale Bouragué Sangaré à Hamdallaye que j’ai abandonnée à partir de la 6è année pour des raisons familiales. En fait, je me souciais beaucoup de ma mère, veuve, qui assurait seule les charges familiales. Je dansais lors des soirées de ‘’balani show‘’, pour gagner un peu d’argent afin de l’aider. Mais elle n’aimait pas ça. Mon oncle informé de cela a eu la même réaction que ma mère.


Un beau jour, des amis m’ont offert l’occasion d’aller au Burkina Faso pour une compétition de danse. Maman s’est opposée mais s’est finalement laissée convaincre par des voisins, de me laisser y aller tenter ma chance. A mon retour, je lui ai apporté de l’argent et elle était contente. Je suis ensuite parti au ‘’Blonba’’ prendre part à une formation de ‘’Farifoni Waati’’ pour un an. Après la formation, nous avons fait un spectacle qui nous a rapporté à chacun d’entre nous une somme de 75000 FCFA. Revenu à la maison, j’ai réveillé ma mère pour lui offrir les 75.000 FCFA. Depuis ce jour, elle ne s’est plus opposée à ce que je fasse la danse.
Un ami qui vit en France a vu sur les réseaux sociaux l’affiche d’un concours de danse pour handicapés. Il m’a aussitôt contacté pour que j’y participe. J’ai accepté. Mon ami est revenu de la France et nous avons préparé ensemble le concours. J’ai gagné et empoché une somme de 150.000 FCFA.

 

 

 

C’est avec cet argent que j’ai pris mon passeport pour aller en France avec mon groupe ‘’Gnatara’’ participer au mondial du breakdance. Le lendemain de notre arrivée en France, mon oncle et moi avons commencé les préparatifs pour le jour-j.
J’ai participé à un concours à Saint-Étienne que j’ai remporté. Quand le mondial de Marseille a débuté, j’étais déjà fin prêt pour l’emporter aussi et j‘ai été très fortement ovationné
La presse française en a beaucoup parlé. Les organisateurs nous ont fait signer des contrats pour des tournées dans les mois à venir au Maroc, en Amérique, en Chine…Je suis dans l’attente de leur appel pour débuter la tournée. »

Siriky et Papi/Le Challenger

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