Le Club Universitaire Ohada Mali a procédé à la présentation officielle suivie de remises du Code Vert 2025. C’était le samedi 6 septembre 2025, au Centre de conciliation et d’arbitrage du Mali (Cecam) en présence de son Directeur général, Demba Dianka.
Étudiants, enseignants-chercheurs, avocats, magistrats, experts et passionnés du droit des affaires étaient réunis autour de cet événement pour découvrir les nouveautés de cette œuvre collective, reflétant l’évolution du Droit des affaires dans les 17 États membres, dont le Mali. Y ont pris part, des figures emblématiques du monde des Affaires et du Droit, Dr Dramane Aguibou Coulibaly, Secrétaire général du Club Universitaire Ohada, Mamoutou Tangara Président du Club, Me Alassane Diop et Cheik Oumar Soumano, président de l’Organisation des jeunes patrons (Ojep). Ils étaient tous réunis pour célébrer l’évolution du droit Ohada et son accessibilité renforcée. La cérémonie a été marquée par des voix fortes du monde juridique et celui des affaires. Le Directeur Général du Centre de Conciliation et d’Arbitrage du Mali (Cecam) Demba Dianka, a salué les avancées notables du droit Ohada, notamment l’intégration progressive des modes alternatifs de règlement des litiges. Il a rappelé que « le Cecam est un centre vivant, ambitieux, et a vocation à devenir une référence continentale au-delà du Mali ». Il a souligné que la visite récente du Secrétaire permanent de l’Ohada au Mali était un signal fort de reconnaissance, tout comme l’engagement actif des praticiens maliens présents à cet événement, à savoir des Avocats, magistrats et universitaires. « Ensemble, nous pouvons y arriver», a-t-il lancé, appelant à une synergie d’action entre les institutions et les jeunes générations.
Le Code Vert 2025 dans tous ses détails
Le Professeur Boubou Koïta, conférencier principal, a longuement exposé les nouveautés et la portée du Code Vert Ohada, qu’il considère comme «l’un des tous premiers outils pédagogiques à rendre le droit Ohada accessible et intelligible à un large public ». Il a salué la participation de 54 éminents spécialistes du droit Ohada, de l’ensemble des 17 États partis, dont plusieurs experts maliens. «Ce code est bien plus qu’un simple recueil de textes. C’est une véritable œuvre scientifique ». Il met à disposition, argue-t-il, « une jurisprudence précieuse notamment celle de la Ccja, et il est utile à la fois pour l’apprentissage et pour la pratique quotidienne du droit Ohada ». Le professeur Koïta n’a pas manqué d’insister sur l’importance de l’engagement estudiantin, notamment celui des membres du club universitaire Ohada Mali, des jeunes dévoués. « Avec votre génération, le changement est là. Le Mali est en train de rayonner dans les concours OHADA », s’est-il adressé aux jeunes, insistant que cette trajectoire doit être sauvegardée.
Selon Me Alassane Diop, avocat, inscrit au barreau du Mali, « le Code Vert est le père des codes Ohada ». Il a mis en lumière le travail intellectuel mené par les experts, doctrinaires et praticiens, tout en plaidant pour une meilleure adaptation de la jurisprudence à la lettre de la loi. Il a également appelé à l’inclusion du droit du travail dans les futures réformes Ohada, pour enrichir davantage cet édifice juridique unique.
Le Président de l’organisation des jeunes patrons (Ojep), Cheick Oumar Soumano a salué l’initiative de présenter le code vert 2025. Il a souligné à son tour, l’importance du Code Vert dans le renforcement de la confiance des investisseurs, en ce sens qu’il est « un instrument de sécurisation des affaires ». Ce code pour lui, « envoie un message fort : la sécurité juridique et judiciaire des affaires est intacte au Mali». Le mot de la fin est revenu à Mamoutou Tangara, Président du Club universitaire Ohada Mali. Selon lui, cette rencontre autour du nouveau Code Vert Ohada est une autre manière pour le Club Ohada Mali de réunir les théoriciens et praticiens pour débattre les questions essentielles en vue d’une meilleure adaptation des textes à la pratique quotidienne. Il a salué la forte mobilisation des participants et la qualité des interventions, avant de remercier les intervenants pour la pertinence du débat, l’Unida pour son accompagnement constant.
Ousmane Tangara
