Dr Fallé Fané nous a accordé cette interview à l’occasion de la première réunion statutaire du Club Rotary Bamako Ouest dont il était le principal conférencier. beaucoup de grossesses aboutissent à un dénouement malheureux, laissant les parents dans les larmes du fait de l’hypertension artérielle.. Pour lutter contre cette pathologie peu connue, Dr Fallé Fané pense qu’il faut, en plus de l’information et la sensibilisation des populations, équiper les structures sanitaires, former les agents de santé.
Bonjour, Docteur ! Si vous devriez vous présenter à nos lecteurs, que leur diriez-vous ? Quel est l’objet de votre présence à cette rencontre ?
Dr : Je suis Dr Fallé Fané, gynécologue obstétricien et praticien, également promoteur du cabinet médical Le progrès, à Senou. Je suis ici dans le cadre de l’invitation du Club rotary pour animer une conférence sur l’hypertension artérielle sur grossesse. L’objectif est d’informer l’assistance afin que chacun devienne un soldat dans la lutte contre ce fléau. Je pense qu’à travers l’information et la sensibilisation des populations, nous allons venir à bout de cette pathologie.
Qu’est-ce que l’hypertension artérielle sur grossesse ?
C’est lorsqu’il y a l’apparition sur la grossesse d’une hypertension artérielle avec une pression artérielle systolique (PAS) supérieure ou égale à 140 mm hg et/ou pression diastolique (PAD) supérieure ou égale à 90 mm, au moins 2 reprises mesurées au repos en position de DLG ou en position assise, on dit que la patiente est hypertendue.
Comment se fait sa prise en charge ?
Il y a beaucoup de manquements dans sa prise en charge au Mali, car elle nécessite des services absents dans nos centres de santé comme la réanimation, la néonatologie, la pédiatrie, la cardiologie. Présentement, seuls les hôpitaux et quelques CCRF y sont disposés. Il faut des appareils adaptés, surtout au niveau des régions pour faciliter l’accès des patientes aux soins.
Peut-on prévenir contre cette pathologie et comment ?
Pour sa prévention, je demande aux femmes de faire les consultations prénatales très tôt, c’est-à-dire dès les six premières semaines de la grossesse. Car à 16 semaines de grossesse, le placenta est déjà sur place, alors que dans cette pathologie tout tourne autour de la placentation. J’invite aussi les époux à accompagner les dames, à ne pas les laisser seules dans cette épreuve difficile.
Un mot à l’endroit des organisateurs
Mes remerciements vont à l’endroit des organisateurs pour cette initiative, pour leur volonté de bien agir en faveur de la population et je les encourage à œuvrer dans ce sens. Je suis très satisfait.
Broulaye Koné
