Le changement de dénomination du Ministère de la Jeunesse et des sports, en Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, traduit la volonté des plus hautes autorités du pays de faire de ce département un acteur majeur de la refondation en cours. Donc, du Mali de demain.
Ainsi, depuis la mise en place du Gouvernement du 1er Juillet 2023, sa mission classique de préparation et de mise en œuvre de la Politique nationale de promotion de la Jeunesse et des Sports est désormais renforcée de celle de la Construction citoyenne. Ce d’autant plus que c’est à la jeunesse, le fer de lance de la nation, d’assurer la relève jusqu’à l’édification complète du Mali que nous appelons de tous nos vœux.
Et, force est de se réjouir des intenses efforts déployés à cette fin pour mobiliser une jeunesse malienne consciente et engagée, trempée de nos valeurs sociétales, actrice au premier plan de tous les combats menés par le pays, portée vers les performances et ouverte au monde.
Le président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta, qui tient mordicus à ce que la jeunesse joue sa partition dans l’édification du Mali en chantier, ne s’est nullement trompé en jetant son dévolu Dr Abdoul Karim Fomba pour conduire cette belle et noble mission. A l’aide de la feuille de route qu’il s’est offerte comme boussole à partir de la déclinaison du Plan d’Actions du Gouvernemental, ce dernier s’est investi à orienter les Jeunes du Mali sur l’investissement humain, l’engagement citoyen, l’accompagnement des grandes réformes de l’État et la promotion de l’éthique et de la déontologie, en plus du développement et de la mise en œuvre d’une politique sportive basée sur la performance des athlètes, la valorisation de disciplines peu connues, la réfection et la construction d’infrastructures de pointe, sans oublier la diplomatie du sport.
Ainsi dans chacun de ces domaines d’intervention, le sport, la jeunesse, la citoyenneté et l’instruction civique – les résultats n’ont pas tardé à porter fruit depuis la mise en place du gouvernement par Décret N° 2023-0363/PT-RM du 1er juillet 2023.
Le constat qui s’impose est que les initiatives en faveur de la jeunesse malienne se multiplient et marquent une nouvelle ère d’engagement.
États généraux : la jeunesse prend la parole
Les États généraux de la Jeunesse, organisés du 1er au 22 décembre 2023, sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, ont rassemblé à Bamako des milliers de jeunes venus de toutes les contrées du pays. De ces concertations sont issues 256 recommandations assorties d’un plan d’action. Le ministre de la Jeunesse rappelle que «les jeunes ne doivent pas être de simples spectateurs des réformes. Ils doivent en être les acteurs.»
‘’Minisiri Ka Kènè’’, un dialogue direct
Avec le concept « Minisiri Ka Kènè », près de 5 000 jeunes de Bamako ont échangé directement avec le ministre Abdoul Karim Fomba. Ces rencontres ont porté sur les difficultés quotidiennes et les solutions concrètes à leur proposer.
Le Conseil national de la jeunesse renforcé
Le Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ-Mali) a été redynamisé. Cela a été facilité grâce à la relecture des textes, l’installation du bureau exécutif national et ses démembrements. L’ensemble du processus s’est déroulé de façon pacifique et démocratique.
Plusieurs infrastructures rénovées pour les jeunes !!!
Le ministère a également investi dans la réhabilitation de nombreuses Maisons des Jeunes, précisément à Lassa, Danga, Sadiola et Sikasso. De nouvelles infrastructures ont été construites à Massigui et Yanfolila, renforçant les espaces d’épanouissement socio-éducatif.
Citoyenneté et engagement communautaire
Les Vacances citoyennes ont mobilisé la jeunesse autour du développement local. Le Programme « Master Class citoyenne » destiné aux universitaires a porté sur la transmission des valeurs de civisme, de vivre-ensemble et de responsabilité sociale.
Un rayonnement régional et international

En juillet 2025, Bamako a accueilli le Premier Sommet des Jeunes et Adolescents de l’AES ainsi que la Première réunion des ministres de la Jeunesse et des Sports de l’Alliance des États du Sahel. Ces événements renforcent la coopération régionale en matière de jeunesse.
Une jeunesse actrice de son avenir
Au fil de ses initiatives, le ministère confirme sa volonté de faire de la jeunesse un acteur majeur du développement. Les résultats montrent que la nouvelle génération est non seulement prête à relever les défis, mais aussi à participer pleinement à la construction d’un Mali nouveau.
Citoyenneté et patriotisme : de grandes avancées pour une jeunesse engagée
Le Mali poursuit son ambitieux chantier de formation citoyenne et patriotique, sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. À travers le Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, plusieurs programmes structurants ont vu le jour entre 2021 et 2025. Leur objectif est de bâtir une génération consciente de ses responsabilités, dévouée au service de la nation et prête à relever les défis collectifs.
« À l’École de la Citoyenneté », un socle pour la jeunesse
Lancé comme un programme phare, « À l’École de la Citoyenneté » forme les jeunes aux valeurs de civisme, de paix, de cohésion sociale et de respect des règles de vie commune. Élargi aux régions, aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et à la diaspora, ce dispositif a déjà permis de former 2 900 jeunes entre 2024 et 2025, faisant de ces derniers des relais de patriotisme et de solidarité.
La Brigade Citoyenne, 5 800 jeunes au service des communautés

Dans la même dynamique, la création de la Brigade Citoyenne offre aux jeunes l’opportunité d’agir concrètement pour l’assainissement, l’entraide et la solidarité. Engagés à titre bénévole, 5 800 jeunes répartis dans le District de Bamako et les 14 régions du pays participent activement à l’amélioration du cadre de vie et à la promotion de l’esprit communautaire.
Des concours pour stimuler l’engagement
Afin d’encourager l’implication citoyenne, plusieurs initiatives ont été lancées :
– «Mon Quartier Propre» et «Mon École Propre» ont mobilisé des milliers de jeunes autour d’activités de curage, de reboisement et d’embellissement des espaces publics.
– Le Concours national du Plus Beau Quartier «Ne ka Siguida, N’ka Faso ko» favorise l’émulation citoyenne et la cohésion sociale. Inscrit dans le cadre des Mois de la Citoyenneté (1er août-31 octobre 2025), ce concours met en avant l’assainissement, l’embellissement et l’engagement communautaire.
Une Direction générale dédiée à la lutte contre les fléaux sociaux
Pour inscrire ces initiatives dans la durée, l’État a créé la Direction générale de la Construction citoyenne, chargée de promouvoir l’éducation civique et morale. Parallèlement, une Commission nationale de sensibilisation a été mise en place pour lutter contre la consommation de drogue et de substances psychoactives, un phénomène qui touche particulièrement la jeunesse. Cette structure travaille en synergie avec plusieurs ministères, ONG et organisations de la société civile.
Une jeunesse debout pour le Mali
À travers ces programmes, le gouvernement de transition affirme sa volonté de placer la jeunesse au cœur du développement national. Le renforcement de la discipline, du civisme et du patriotisme constitue une réponse aux défis sécuritaires, sociaux et économiques du pays.
En plaçant les jeunes au centre de cette dynamique citoyenne, le Mali prépare une génération prête à défendre la nation, mais aussi à construire un avenir fondé sur la solidarité, le respect des valeurs et la bonne gouvernance.
Sport : un bilan riche en victoires, en réformes et en infrastructures
Dans le cadre de sa mission de promotion et de développement du sport, le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, a multiplié les initiatives. Entre compétitions nationales et internationales, rénovations d’infrastructures, organisation d’événements majeurs et mise en place de réformes structurantes, le bilan se révèle impressionnant et témoigne de la vitalité du sport malien.
Des performances remarquables
Les athlètes maliens ont brillé de mille feux sur plusieurs scènes continentales et mondiales.
– En basket-ball, les sélections U-18, garçons et filles, ont remporté l’Afrobasket à Johannesburg, une première en Afrique.
– En football, le Mali a réalisé une performance historique en s’offrant la 3ᵉ place au Mondial U-17 en Indonésie (2023) puis le titre mondial en 2025. Par ailleurs, les Aigles se sont qualifiés pour la prochaine CAN Maroc 2025.
-En basket-ball féminin 3×3, l’équipe nationale a décroché l’or aux Jeux Africains 2024 à Accra, tandis que les sélections seniors ont terminé vice-championnes d’Afrique (hommes en Angola, femmes en Côte d’Ivoire).
– En cyclisme, le Tour du Mali a fait son retour dans le calendrier UCI Africa Tour. Yaya Diallo et Tiémoko Diamouténé se sont illustrés sur les routes du continent, avec plusieurs victoires d’étapes et un titre de champion national en 2025.
-D’autres disciplines ont brillé avec 16 médailles d’or en Vovinam Viet Vo Dao à Bamako en 2024, et trois médailles d’or en gymnastique aérobique en Égypte, en plus d’une moisson de distinctions aux Jeux Africains (or, argent et bronze).
-Le sprinteur Fodé Sissoko a décroché la médaille d’argent aux Jeux de la Francophonie 2023, renforçant la visibilité de l’athlétisme malien.
Les grands rendez-vous sportifs organisés au Mali
Le Mali a accueilli des événements d’envergure, dont :
-Le Symposium national sur le football (mars 2024) qui a abouti à 70 recommandations pour améliorer la gouvernance du football.
-Les États généraux du sport (2025) avec des concertations régionales et nationales ayant réuni plus de 3 000 participants, dont d’anciens ministres.
– Les 1ers Jeux de l’Alliance des États du Sahel (AES), organisés à Bamako du 21 au 28 juin 2025, ont marqué l’histoire. Plus de 500 athlètes du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont concouru dans neuf disciplines, devant près de 30 000 spectateurs et des millions de téléspectateurs. La présence de champions internationaux tels qu’Iron Biby, Issoufou Alfaga et Daba Modibo Kéita a donné un éclat particulier à l’événement.
Infrastructures sportives, un vaste chantier
Pour accompagner ces exploits, les autorités ont entrepris un vaste programme de rénovation et de construction d’infrastructures sportives. La qualité des investissements est telle que plusieurs stades ont été modernisés et homologués par la CAF :
– Stade Mamadou Konaté à Bamako,
– Stade Salif Keïta (Domingo) à Kati,
– Stade Abdoulaye Makoro Sissoko à Kayes,
– Stade Babemba Traoré à Sikasso,
– Stade Baréma Bocoum à Mopti,
– Stade Amary Dao à Ségou,
– Stade Ouezzin Coulibaly.
Un nouveau stade est en chantier à Tombouctou et le stade de Koutiala a été rénové. S’ajoute à ces réalisations la rénovation des stades CAN et des terrains d’entraînement pour les compétitions régionales et internationales.
En outre, le Centre de Médecine des Sports (CMS), inauguré en 2022, a renforcé la prise en charge médicale des sportifs. Son équipement de pointe en fait un centre de dernière génération afin de soigner, d’opérer et de rééduquer nos sportifs. Avec ses 55 salles modernes, le CMS a assuré des milliers de consultations, soins en kinésithérapie et tests médicaux. En juillet 2025, il a organisé un séminaire régional sur la médecine du sport avec des experts de la Zone II de l’ACNOA.
Enfin, le Lycée Sportif Ben Omar Sy a été érigé en lycée d’excellence, suite à la modification de son statut, en plus de sa rénovation et de son équipement. Il a été doté d’infrastructures modernes pour former les champions de demain.
Un avenir prometteur pour le sport malien
Le sport malien s’est résolument inscrit dans une dynamique nouvelle, alliant performances, organisation et infrastructures. Longtemps reconnu comme une terre de talents, le Mali est désormais en train de s’imposer comme un acteur majeur du sport africain et mondial. Avec des projets structurants, des champions qui portent haut les couleurs nationales et une volonté politique affirmée, le sport malien entre dans une nouvelle ère.
Par Drissa TOGOLA/Le Challenger
