Les 1er et 2 octobre 2025, des passagers de cars de transport et de véhicules personnels ont essuyé des tirs d’armes à feu entre Bamako et Ségou. Plusieurs parmi eux ont été blessés par balles, voire tués sur le coup, tels que l’épouse du Président du Tribunal administratif de Mopti et l’ancien député de Ségou, Abdoul Djalil Haïdara.
La situation sécuritaire – force est de le constater – devient davantage préoccupante depuis la menace, via les réseaux sociaux, du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim) de faire obstacle à l’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Le déplacement sur les axes principaux routiers interurbains s’avère désormais périlleux et source d’angoisses pour les usagers.
Ces attaques visant les civils élèvent le niveau d’inquiétudes au sein des populations. Les actes posés par le groupe d’Iyad Ag Ghaly impactent sévèrement leur quotidien et leur bourse. Ils ont contribué à sérieusement perturber l’approvisionnement correct du pays. Les dernières attaques sur la route Bamako-Ségou font craindre le pire dans les jours à venir quant à la libre circulation des personnes et leurs biens.
En attendant une communication officielle du gouvernement sur les circonstances de cet énième drame, qui s’est encore soldé par la mort d’innocents, plusieurs questions taraudent les esprits. Ces véhicules sont-ils tombés sur des embuscades comme tout porte à le croire ? Se sont-ils trouvés au mauvais endroit au mauvais moment ? Les « combattants armés djihadistes » ont-ils visé expressément les véhicules transportant des civils ? Le véhicule de l’honorable Haïdara a-t-il été sciemment pris pour cible ?
Il ya lieu surtout de se demander ce qui a conduit à une si dramatique évolution de la situation dans un pays fortement éprouvé par des attaques terroristes, auxquels les populations continuent de payer un lourd tribut. Elles ne sont pas loin du bout de la résilience. A tout prix, elles ont besoin de paix. S’il est évident que la patrie est au-dessus de tout, y compris nos petites ambitions personnelles, alors œuvrons à sa stabilité ! Les hommes passent, tout comme les régimes, mais le Mali, lui, est éternel !
C’est pourquoi les crises qui secouent la nation malienne ont leur solution au Mali. Les Maliennes et les Maliens peuvent chercher et trouver les solutions. Ils doivent trouver les solutions. Ils vont trouver les solutions. Ceux qui œuvrent à détruire ou sacrifier cette nation millénaire sur l’autel de leurs egos et intérêts personnels n’échapperont pas au tribunal de l’histoire.
