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Politique de Prévention de l’Exploitation et des Abus Sexuels (PSEA) : La CLC forme ses membres et partenaires !

admin novembre 20, 2025 8 min de lecture

En partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Coalition des Organisations de la Société civile de lutte contre la corruption (CLC) a organisé une session de formation de ses membres et partenaires sur sa politique de prévention de l’exploitation et des abus sexuels. C’était du 5 au 7 novembre à Maeva Palace dans le cadre du projet LUCCEI Phase 2, financé par le Royaume des Pays-Bas. Le Chef de Projet Prosmed/Luccei au PNUD, la Vice-présidente de la CLC, le consultant-formateur et quelques participants se prononcent sur l’importance de la PSEA.

Olivier Tshibola Mukuma, Chef de Projet Prosmed/Luccei au PNUD : « La politique de prévention de l’exploitation et d’abus sexuels est très importante »

Je voudrais vous remercier et vous encourager. Vous travaillez sur une thématique très sensible, à savoir : la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Rien n’est garanti dans un tel combat. L’avantage au Mali est l’existence d’une volonté politique de la part du gouvernement au regard de l’adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. Dans le dispositif institutionnel de la stratégie, il y a une part importante réservée à la société civile et au secteur privé. La Coalition avec laquelle nous travaillons depuis plus d’une année fait partie des acteurs importants. C’est pourquoi nous sommes heureux de cheminer avec vous.

La politique de prévention de l’exploitation et d’abus sexuels est quelque chose de très importante. Maintenant, la Coalition peut se présenter devant tous les partenaires avec sa politique de prévention et de lutte contre l’exploitation et l’abus sexuel. Dans le microcosme des organisations, elles ne sont pas nombreuses à avoir cette politique. C’est un gros avantage et nous voulons vous encourager.

Mon premier message est relatif à l’appropriation de cette politique. Il est important que cette politique soit mise en œuvre. Ne la mettez pas dans le tiroir ! Appropriez-vous la PSEA ! Travaillez de manière à ce que vos organisations soient exemplaires dans les domaines…. ! Cette politique n’a de sens que si les acteurs eux – mêmes peuvent exprimer véritablement les idées ou les valeurs qui sont reprises dedans ….

Le deuxième message est que vous pouvez compter sur nous en termes d’accompagnement. Nous allons faire beaucoup de choses ensemble sous le contrôle de ma collègue, Minata Mariko.

Mme Madani Camara, participante : «J’invite toutes les organisations à signer la politique »

Je suis très satisfaite en ce qui concerne cette formation. Je suis d’abord satisfaite pour la politique, qui a pour but de favoriser un environnement de travail ambitieux et adéquat pour  les organisations membres de la Coalition, les partenaires et les bénéficiaires.

En tant que femme, savoir qu’il y’a ce genre de politique dans un milieu où je travaille, où je passe la majorité de mon temps, ça me rassure beaucoup. Je remercie et félicite autant les partenaires PNUD que la Coalition pour cette initiative.

J’invite vivement toutes les organisations membres de la Coalition et partenaires à signer le plus tôt possible cette convention. Je les invite aussi à l’appliquer.

Mme Aïssata Traoré, participante : «Cette formation de la CLC nous permet de ne plus être laxistes »

Je soutiens correctement l’objectif décliné par la formation qui est d’outiller les participants sur la lutte contre l’exploitation et l’abus sexuel dans le milieu professionnel affectant sévèrement la société.

Cette formation de la CLC nous permet de ne plus être laxiste sur des cas similaires, afin de prôner la Tolérance Zéro pour sanctionner tout cas d’exploitation ou d’abus sexuel.

J’ai appris beaucoup de connaissances au cours de cette session de renforcement de capacités. Désormais, tout compte pour moi, notamment les mots, les gestes etc.

Florentin Guindo, Participant : «Les modules étaient très intéressants »

Cette formation m’a permis de renforcer mes connaissances sur le mécanisme de prévention, de détection et gestion des cas d’abus sexuels dans le respect des principes d’intégrité, de transparence, de responsabilité et de confidentialité.

Les modules étaient très intéressants. Je souhaite que la Coalition et ses partenaires continuent à organiser d’autres sessions hors de Bamako, afin de permettre à un plus grand nombre d’acteurs de se former.

Merci à la Coalition et ses partenaires ! 

Madame Adda Diawara, Vice-présidente de la CLC : « La Coalition renouvelle ses vœux de faire respecter cette politique »

Nous voici au terme de trois jours d’intenses travaux sur un sujet d’importance capitale qui est la politique d’exploitation et d’abus sexuel. Cette formation n’est pas une simple formalité, il s’agit d’une prise de conscience collective et individuelle et un engagement morale envers les principes fondamentaux. Il faut que nous, membres des organisations de la société civile de lutte contre la corruption, puissions reconnaître que les actes d’exploitation et d’abus sexuel constituent aussi de la corruption. Je tiens à ce que tout le monde sache ça pour faire le lien avec notre rôle.

Durant trois jours, nous avons acquis une compréhension claire des définitions de l’exploitation et de l’abus sexuel ; une connaissance profonde sur le mécanisme de signalement de la protection des témoins et des victimes. Il nous revient d’être des ambassadeurs auprès de nos organisations et porter les principes de cette politique dans nos équipes. Veillez à ce que la politique soit appliquée au sein de nos organisations. En quittant cette salle, nous apportons une promesse et une responsabilité renouvelée. Encore une fois, je formule nos vifs remerciements au PNUD grâce auquel cette formation est rendue possible. Au consultant, Monsieur Doucouré, nous  vous disons bravo pour la qualité de votre travail !

La Coalition renouvelle ses vœux de faire respecter cette politique, vraiment de porter la politique de façon institutionnelle… Je déclare close la formation avec une ferme conviction que l’esprit et les principes de cette politique feront désormais partie de nos habitudes.

Abdoulaye Doucouré, Consultant- Formateur : « La Coalition doit prévoir un budget chaque année pour la formation »

Je veux vous donner beaucoup de conseils. Si je dois diviser ces conseils, je le ferais à deux niveaux.

Le premier niveau, c’est vous féliciter et vous encourager. N’oublions jamais, la politique n’est pas faite pour rester dans les tiroirs, mais elle est faite pour vivre. N’oublions pas de mobiliser les deux principes et il faut connaître la politique et la respecter. C’est une responsabilité partagée et une responsabilité individuelle.

Le deuxième message, c’est vraiment à l’endroit de la Coalition. En tant que personne morale, elle doit vraiment s’assurer de son engagement institutionnel.

Je pense que la Coalition doit prévoir un budget chaque année pour non seulement sensibiliser, diffuser mais aussi renforcer les capacités de ses membres et de ses collaborateurs. Je suis content de contribuer à l’élaboration de cette politique qui n’est pas 100% européen ni américain, mais enracinée dans les pratiques nationales, surtout la culture malienne. Je vous invite à vous en approprier et continuer à demander au PNUD aussi de continuer à vous accompagner.

Issa Cissé, participant : « La PSEAS est un véritable levier de protection des droits humains »

Cette formation marque une étape décisive dans la consolidation des mécanismes de protection des droits humains au sein de la Coalition. Elle nous a permis de comprendre les tenants et les aboutissants  de la politique de prévention de l’exploitation et d’abus sexuels. La formation a permis de clarifier ces deux notions souvent confondues. Cette distinction est fondamentale pour identifier les comportements à risque et mettre en place des réponses adaptées.

Au cœur de la politique PSEA se trouve le principe de Tolérance Zéro. Aucun acte d’inconduite sexuelle ne doit être toléré, minimisé ou ignoré.

La politique PSEA n’est pas un document figé : elle doit vivre et être appliquée au quotidien, dans toutes les activités de la Coalition. Un message fort a été transmis : tout acte d’inconduite sexuelle doit être signalé. Le silence ne protège pas les victimes, il perpétue les abus. La formation a insisté sur l’importance de créer un environnement sûr et bienveillant où les victimes peuvent s’exprimer sans crainte. Au-delà de la prévention des abus, la PSEAS est un véritable levier de protection des droits humains.

Dr Oumar Sy, participant : «L’approche interactive a favorisé une appropriation commune de la politique »

En ma qualité de Secrétaire Général de l’Association Malienne pour la Promotion de la Bonne Gouvernance (AMPBG), j’ai eu l’honneur de représenter notre organisation, membre de la Coalition de Lutte Contre la Corruption (CLC), à la session de formation et d’adoption de la Politique de Prévention de l’Exploitation et des Abus Sexuels (PSEA).Cette formation visait à doter la Coalition d’un cadre normatif solide en matière de prévention, détection et sanction des actes d’exploitation et d’abus sexuels, conformément aux principes de transparence, d’intégrité et de redevabilité qui guident les actions de la CLC.

Les différents modules dispensés ont permis aux participants de renforcer leurs connaissances sur les mécanismes de prévention et de signalement, les procédures de traitement des plaintes, ainsi que sur les obligations éthiques des organisations membres. L’approche interactive, alliant études de cas et travaux de groupes, a favorisé une appropriation commune de la politique et un engagement collectif pour sa mise en œuvre effective.

Les échanges ont également mis en évidence la nécessité, pour chaque organisation membre de la CLC, d’intégrer la PSEA dans ses politiques internes, afin de garantir un environnement de travail sûr, respectueux et équitable, notamment à l’égard des femmes et des groupes vulnérables.

L’Association Malienne pour la Promotion de la Bonne Gouvernance (AMPBG), à travers sa participation active, réaffirme son engagement aux côtés du PNUD et de la CLC pour la promotion de la bonne gouvernance, la transparence et la Tolérance Zéro face à toute forme d’exploitation ou d’abus.

Je salue la qualité de l’organisation de cette session, ainsi que l’engagement des formateurs et partenaires, qui ont contribué à la réussite de cette importante activité de renforcement de capacités.

Propos recueillis Chiaka Doumbia et Safiatou Konaté, stagiaire/Le Challenger

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