« C’est le pari lancé par la chargée de communication- plaidoyer de la Plateforme des femmes de l’Alliance sahélienne. Lire l’entretien
Dans le cadre de la rencontre des chefs d’État de l’AES, prévue les 22 et 23 décembre 2025 à Bamako, la Plateforme des femmes de l’Alliance entend fortement mobiliser pour accueillir les trois chefs d’État de l’Alliance. Pour la réussite de cette initiative, la chargée de la communication et du plaidoyer de la Plateforme des femmes de l’AES, Mme Souadou Diabaté, compte sur l’ensemble des femmes de Bamako et des localités environnantes. Dans l’entretien qu’elle a bien voulu nous accorder, elle parle de l’engagement des femmes en faveur de l’Alliance ainsi que leur soutien indéfectible aux trois chefs d’État. Lisez notre entretien.
Dans le cadre de la rencontre des chefs d’État de l’AES prévue les 22 et 23 décembre, la Plateforme des femmes de l’AES-Mali entend mobiliser 5 000 femmes, semble-t-il. Quelles stratégies avez-vous mises en place pour relever ce défi ?
Je vous remercie d’abord d’avoir fait le déplacement pour nous accompagner. La première stratégie, c’est la communication. La mobilisation passe essentiellement par la communication. Il s’agit de faire connaître l’événement, de le valoriser et d’expliquer son sens profond aux populations. Notre stratégie consiste donc à aller vers les gens, à leur faire comprendre que l’AES ne se résume pas aux trois chefs d’État. L’AES, ce n’est pas seulement trois présidents, c’est avant tout le peuple des trois pays. Nous les aimons et les soutenons, mais l’AES doit vivre avec et par le peuple. Chacun de nous doit se l’approprier, dire que l’AES est son affaire. C’est le pouvoir au peuple. Victoire au peuple, honneur au peuple. C’est le peuple qui gagne. Chaque Malien, chaque Nigérien et chaque Burkinabè constitue l’AES.
Quels sont les critères de choix pour la mobilisation des femmes et où doivent-elles se retrouver ?
Il n’y a aucun critère de choix. Que vous soyez Malienne ou non, du moment que vous êtes une femme et que vous adhérez aux idéaux et aux causes de l’AES, vous êtes invitée. Lorsque nous parlons de 5 000 femmes, c’est un chiffre indicatif. Personnellement, je pense qu’il pourrait y en avoir bien plus, même cent fois plus. Le Mali est un pays d’hospitalité, un pays de rassemblement, une grande nation. On ne peut donc pas limiter cette mobilisation à un nombre précis. Il n’y a pas de sélection : tout le monde est invité, tout le monde est appelé, et tout le monde doit être présent.
En termes de sécurité, quels dispositifs sont prévus pour les femmes mobilisées ?
J’aimerais plutôt parler des dispositifs de sécurité pour l’accueil des chefs d’État, car nous sommes tous dans le même bateau. Que l’on soit femme ou homme, jeune ou âgé, civil ou militaire, la sécurité concerne tout le monde. Cela relève des compétences des professionnels de la sécurité. Nous faisons entièrement confiance aux forces de défense et de sécurité de l’AES, aux hommes et aux femmes engagés pour la protection de nos populations. Nous avons également foi en Dieu et la conviction qu’Il ne nous abandonnera pas. Nous sommes confiants : femme ou homme, nous avançons ensemble.
Au-delà de la mobilisation, les femmes ont-elles un message particulier à adresser aux trois Chefs d’État de l’AES ?
Nous n’avons pas un message, mais plusieurs. Les femmes sont une force, et nous voulons leur dire que nous sommes avec eux, que nous les soutenons pleinement. Nous leur dirons d’aller de l’avant, sans regarder ni à gauche, ni à droite, ni en arrière, car nous sommes derrière eux et à leurs côtés. Nous leur donnons cette garantie : l’AES est une bénédiction et elle réussira. Tout ce qu’ils entreprendront, ils nous verront à leurs côtés. Et le jour où quelque chose ne fonctionnera pas, nous, les femmes, les mères, saurons aussi leur dire la vérité. Pour l’instant, notre message est clair : nous sommes avec eux.
Quel appel lancez-vous à vos sœurs et à l’ensemble des Maliens par rapport à ce grand rendez-vous dans notre capitale ?
Mon appel ne s’adresse pas uniquement à mes sœurs. Certes, nous œuvrons pour les femmes et un quota leur est réservé, mais j’en appelle surtout au sens de l’hospitalité des Maliens. J’en appelle au patriotisme, à la citoyenneté, à l’amour du pays et du prochain. Chaque Malien porte en lui cette valeur fondamentale : l’amour de l’autre. J’invite donc tout le monde à sortir massivement ce 22 décembre. Il ne s’agit ni d’un concours ni d’une rivalité, mais de l’honneur de notre pays. C’est notre vie collective, et cette vie, nous devons la partager ensemble.
D. Togola & R. Coulibaly/Le Challenger
