Après le match nul (1-1) obtenu face au pays organisateur, le Maroc, les Aigles du Mali gardent toutes leurs chances de qualification pour la suite de la CAN Maroc 2025. Ce résultat, important sur le plan psychologique et comptable, permet à la sélection malienne de rester dans la course, mais impose désormais une obligation de résultat lors de la dernière rencontre de la phase de groupes.
Ce lundi, les Aigles du Mali affrontent, pour leur dernier match de poule, l’équipe nationale de la République des Comores. Après deux nuls, deux buts et deux points une victoire s’avère impérative pour éviter tout calcul hasardeux et espérer une qualification directe pour les huitièmes de finale.
Les Aigles n’ont donc plus droit à l’erreur. Cependant, l’adversaire du jour n’est pas à prendre à la légère. L’équipe comorienne a démontré, lors de ses précédentes sorties, une belle organisation collective, un jeu basé sur des passes courtes, propres et précises, ainsi qu’une discipline tactique remarquable. Jeune et techniquement bien formée, cette sélection manque certes d’expérience de très haut niveau, qu’elle compense cependant par son engagement et sa cohésion.
C’est justement sur ce manque d’expérience que le sélectionneur malien, Tom Saintfiet, est attendu. Fort d’un effectif composé de joueurs aguerris, rompus aux grandes compétitions africaines et internationales, le technicien belge devra faire les bons choix tactiques. Si, lors des deux précédents matchs, les Aigles ont adopté une approche plutôt prudente et défensive, la situation actuelle exige un tout autre visage. Face aux Comores, les Aigles doivent se montrer résolument offensifs dès les premières minutes, imposer leur rythme à l’adversaire, presser haut et chercher rapidement l’ouverture du score afin de se mettre à l’abri. L’efficacité devant les buts et la concentration défensive seront déterminantes. Plus qu’un simple match, cette rencontre représente un tournant pour les Aigles du Mali dans cette CAN 2025. Entre espoir, pression et ambition, le destin de la sélection nationale se joue aujourd’hui.
Drissa Togola/Le Challenger
