La Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, a présidé la 2è Session du Comité de pilotage du Programme Partenariat pour l’Insertion Via les Compétences Impulsées par le Secteur Privé (PartICIP). C’était le jeudi 2 avril 2026, dans la salle de réunion de son département en présence de Jean Michel Limat, chef de la Coopération suisse au Mali, des représentants d’institutions publiques et du secteur privé. Oumou Sall Seck a salué la nette progression de 50% dans la mise en œuvre du programme.
Les objectifs de cette session étaient de : présenter l’état d’exécution des recommandations du 1er COPIL ; faire le point de mise en œuvre des orientations et état d’avancement de la stratégie d’accélération/d’amélioration ; examiner et valider le projet de rapport d’activités 2025 ; présenter et valider le projet de programme d’activités budgétisé 2026 et divers.
Jean Michel Limat, chef de la Coopération suisse, a salué la mobilisation et l’engagement de Mme le ministre en charge de la formation et de l’emploi, et de tous les acteurs pour les résultats obtenus. Selon lui, c’est une évolution positive par rapport aux résultats de la 1re Session qui avait révélé des insuffisances notables. « Plus de 1200 jeunes sont aujourd’hui en formation, avec une attention notable portée à l’inclusion des femmes », s’est-il réjoui. Il n’a pas manqué d’encourager les acteurs à poursuivre les efforts d’amélioration de la qualité des formations, pour faciliter l’insertion et l’employabilité des jeunes. «Il s’agit également de renforcer l’insertion des jeunes. Former est une étape essentielle, mais l’objectif reste bien l’accès à une insertion durable, qu’elle soit salariée ou entrepreneuriale », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Jean Michel Limat a appelé à des actions collectives « adaptées au contexte sécuritaire et économique difficile afin d’atteindre les objectifs fixés pour 2026, pour lesquels la DDC reste pleinement engagé ».
La jeunesse au cœur des priorités nationales
Dans son discours d’ouverture, Mme le ministre Oumou Sall Seck a salué le leadership et l’engagement constant des plus hautes autorités en occurrence, le Général d’Armée Assimi Goïta, « dont la vision d’un Mali nouveau place résolument la jeunesse au cœur des priorités nationales », et le Premier Ministre, Général de Division, Abdoulaye Maïga, « sous l’impulsion duquel la promotion de l’éducation, la formation et de l’insertion professionnelle s’imposent comme un axe majeur de l’action gouvernementale, constituant ainsi un levier stratégique essentiel pour l’avenir de notre pays ». Elle a également reconnu la place du secteur privé malien qui, «malgré les défis multiformes que traverse notre pays, demeure résilient et compétitif » en jouant son rôle dans la création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les jeunes. De même, elle a salué la Coopération Suisse dont la fiabilité et la constance aux côtés du peuple malien n’ont jamais fait défaut, « contribuant ainsi au renforcement du capital humain et au développement socioéconomique de notre pays », a laissé entendre Mme le Ministre.
Des progrès enregistrés dans la mise en œuvre du programme
Cette deuxième session se tient à un moment où le programme enregistre une nette progression dans sa mise en œuvre, selon Mme le Ministre. A titre illustratif, parmi les 22 recommandations, onze (11) ont été entièrement réalisées, soit 50%, huit (8) sont en cours et trois (3) non réalisées, cela malgré la baisse du taux d’exécution financière chiffré à 49% pour le budget de l’année 2025 et à 34% pour le budget de toute la phase. La Ministre de continuer, « au 31 décembre 2025, 1273 jeunes ont été inscrit dans les parcours de formation dans le cadre des dispositifs de formation duale et tutoré dans 17 métiers porteurs adressés par le secteur privé ».
Doté d’un budget de plus de 5 milliards FCFA, le Programme est entièrement financé par la Coopération suisse pour une durée de 4 ans. Il ambitionne la formation et l’insertion de 4000 jeunes maliens âgés de 15 à 35 ans – au moins 40%.
Mme Oumou Sall Seck a invité toutes les parties prenantes à faire preuve de rigueur dans la planification des activités et leur exécution, à renforcer leurs efforts afin d’atteindre les objectifs fixés d’ici 2027, date de fin de cette première phase.
Broulaye Koné/Le Challenger
