Le jeudi 9 avril 2026, le Président du Ghana, John Dramani Mahama, a pris plusieurs mesures fortes. Parmi ces mesures figure la suppression des bons de carburant accordés aux ministres et hauts fonctionnaires. Le Chef de l’Etat ghanéen a instruit au ministre des Finances et celui de l’Energie de supprimer certaines taxes afin de réduire les impacts de la crise énergétique sur les populations.
Des décisions fortes et symboliques qui traduisent la volonté du Président ghanéen de prouver qu’il revient aux premiers responsables du pays de faire des efforts dans un contexte de crise majeure frappant de plein fouet le pouvoir d’achat des populations. Selon le Président John Dramani Mahama, «l’effort doit commencer par nous-mêmes au sommet de l’État». Le père fondateur de la République du Mali, Modibo Kéita, aimait semble-t-il répéter que « un dirigeant est le premier sacrifié et le dernier servi », qu’il est le premier à servir et le dernier à se servir.
Linfodrome, le journal ivoirien en ligne, écrit : « au-delà de l’impact financier, cette mesure traduit une orientation politique assumée vers une gouvernance plus sobre, dans un moment où la hausse des prix de l’énergie pèse lourdement sur les populations … Entre réduction des dépenses publiques, ajustements fiscaux et renforcement du transport collectif, Accra tente d’amortir le choc énergétique ».
Depuis son retour aux affaires en janvier 2025, le Président John Dramani Mahama s’illustre par ses initiatives courageuses allant dans le sens de la réduction du train de vie de l’Etat, de la promotion de la transparence et de la bonne gouvernance.
Il a réintroduit, en février 2025, la mesure d’interdiction faite aux ministres et hauts fonctionnaires de voyager en première classe lors des vols internationaux.
En mai 2025, le Président John Dramani Mahama a pris « des sanctions financières sévères à l’encontre de plus de 40 ministres, hauts fonctionnaires et collaborateurs qui n’ont pas déclaré leurs biens et passifs dans les délais ». Ceux ayant traîné le pied dans la déclaration de leur patrimoine ont été privés de trois mois de salaire à titre de pénalités, en plus d’un mois supplémentaire de salaire versé au titre de la contribution obligatoire au fonds de santé publique « Mahama Cares ».
Le dirigeant ghanéen a menacé de limoger les ministres et hauts fonctionnaires contrevenant à cette décision présidentielle avant le 7 mai 2025. Sa fermeté a payé !
Moralité : un vrai dirigeant doit toujours penser aux conditions de vie de ses concitoyens et ne doit jamais perdre de vue leurs souffrances. Il ne doit jamais abuser de la résilience de ses concitoyens ployant sous le poids de prélèvements dont la justesse reste à démontrer.
