Dans un rapport de 16 pages intitulé « Silence et répression : le nouveau visage du Sahel », Amnesty International alerte sur les cas de Pr Mamadou Clément Dembélé et Rokia Doumbia dite Rose La Vie Chère.
Amnesty International appelle les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger à : «mettre fin aux arrestations arbitraires et au harcèlement des défenseurs des droits humains et des journalistes ; libérer immédiatement Moussa Tchangari, Clément Dembélé et Rokiatou Doumbia ; révéler où se trouve Idrissa Barry, garantir sa sécurité et ses droits et le libérer».
Il ressort du document publié par l’organisation internationale de défense des droits de l’homme que « Rokia Doumbia sous le nom de Tantie Rose est une influenceuse malienne suivie par des milliers de jeunes sur TikTok … A travers ses vidéos, elle dénonce le coût élevé de la vie et l’insécurité croissante. Le 13 mars 2023, elle a été arrêtée pour avoir publié une vidéo critiquant la situation économique et sociale depuis la prise de pouvoir par l’armée….. Son histoire témoigne du prix qu’il faut payer au Mali pour s’exprimer librement ».
S’agissant de Pr Mamadou Clément Dembélé, Amnesty International rapporte : « Président de la Plateforme contre la corruption et le chômage (PCC), Clément Dembélé est une figure emblématique de la lutte pour la bonne gouvernance au Mali. Le 17 novembre 2023, alors qu’il préparait une conférence de presse sur les coupures de courant, il a été arrêté et accusé d’avoir menacé le président de transition dans un message audio. Cependant, l’avis d’un expert a démontré que la voix sur l’enregistrement n’était pas la sienne. En avril 2025, un juge a rejeté l’affaire, mais Dembélé reste détenu à la prison centrale de Bamako. Son cas illustre comment la justice est utilisée pour faire taire les voix critiques».
L’organisation internationale de défense des droits de l’homme évoque aussi la situation de Moussa Tchangari, secrétaire général de l’organisation Alternatives Espaces Citoyens (AEC), une figure de la société civile nigérienne et un défenseur des droits de l’homme de longue date, emprisonné depuis le 3 décembre 2024 et d’Idrissa Barry, journaliste et secrétaire national du Mouvement politique Servir et Non se Servir (SENS) ‘’disparu’’ pour avoir dénoncé des violations des droits de l’homme au Burkina Faso.
Par Chiaka Doumbia /Le Challenger
