Fidèle à une tradition qu’il a instaurée depuis 1999, qui s’est imposée comme un rendez-vous républicain majeur, Me Mountaga Tall, président de l’ancienne formation politique, Cnid-Faso Yiriwa Ton, a présenté en ce début d’année 2026, ses vœux à la grande famille de la presse pilotée par la Maison de la Presse.
S’exprimant cette fois-ci en sa qualité de citoyen profondément attaché aux valeurs démocratiques et au rôle central des médias, l’ancien leader politique a tenu à adresser ses vœux de bonne et heureuse année à l’ensemble des journalistes et professionnels de l’information, saluant leur contribution essentielle à la vie de la Nation, notamment en période de turbulences. Revenant sur ses vœux de janvier 2024, Me Mountaga Tall a rappelé avoir annoncé son intention de se retirer de la vie partisane. Une décision personnelle aujourd’hui accélérée par la dissolution des partis politiques, mesure qu’il continue de contester devant les juridictions compétentes. Pour lui, ce combat judiciaire ne relève d’aucune ambition personnelle, mais s’inscrit dans ce qu’il appelle une «résistance par le droit», menée pour la préservation de la démocratie, de la République et des libertés fondamentales. Il a réaffirmé que son retrait de la vie politique partisane sera définitif à l’issue des procédures en cours.
Pour l’année 2026, Me Tall a formulé dix vœux majeurs à l’endroit de la presse. Il a notamment plaidé pour la dépénalisation des délits de presse, qu’il considère comme une condition essentielle à la liberté d’expression responsable. Il a également appelé au renforcement des structures faîtières, à l’opérationnalisation du Conseil des Pairs et du Fonsopresse (Fonds de solidarité de la Presse), à une meilleure formation initiale et continue des journalistes, ainsi qu’à une aide publique effective pour assurer la viabilité économique des médias. Parmi ses préoccupations majeures figurent aussi la libération des journalistes privés de liberté, l’amélioration des relations entre la presse et les autorités de tutelle (Ministère en charge de la Communication et Haute Autorité de la Communication), la sécurisation de l’exercice du métier et la fin de la confusion entre médias publics et médias d’État. Il a, à cet égard, exprimé une pensée particulière pour les journalistes victimes de violences, d’enlèvements ou d’assassinats à travers le monde.
Le retour de la paix, de la prospérité et du dialogue
Au-delà de la presse, il a formulé dix vœux pour le Mali. Il a souhaité le retour de la paix, de la prospérité et du dialogue, la réduction de la dépendance aux emprunts extérieurs par la production de richesses nationales, ainsi que la concrétisation des promesses faites aux populations. Il a également insisté sur la nécessité d’un véritable rassemblement national sans exclusion, du respect strict de la Justice et de la loi, du retour à la normalité institutionnelle et surtout, de la fin de la Transition par l’organisation d’élections régulières, libres, transparentes, démocratiques et inclusives.
Me Mountaga Tall a réitéré son souhait de voir la dimension spirituelle de la société malienne pleinement reconnue à travers l’inscription du Nouvel An hégirien parmi les fêtes légales et l’adoption de textes réglementaires rendant effectif le mariage religieux. Par ces vœux 2026, le juriste signe un message à la fois républicain, engagé et porteur d’espoir, plaçant la presse et l’État de droit au cœur de l’avenir du Mali.
