Ivory Coast President Alassane Ouattara's Republican Forces (FRCI) and French soldiers of the Operation Licorne (Unicorn) collect weapons and ammunitions left by former strongman Laurent Gbagbo's Defense and security Forces during a joint patrol in the first infantry battalion military camp on April 17, 2011 in Abidjan. AFP PHOTO / SIA KAMBOU ICOAST-POLITICS-UNREST
A l’instar des forces spéciales, excellant dans la guerre de l’ombre, la coalition israélo-américaine a mené des frappes sur plusieurs villes iraniennes supposées abriter des installations militaires stratégiques, le 28 février dernier. Cela s’est soldé par l’assassinat du Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei. Foudroyante, la riposte iranienne ne s’est pas fait attendre.
Le Moyen-Orient a franchi un nouveau palier dans l’escalade militaire. Tôt le samedi 28 février 2026, une vague d’attaques conjointes menées par les USA et Israël a visé le territoire iranien, ciblant spécifiquement la haute direction de la République islamique. Le bilan de cette offensive marque un tournant majeur. Selon les informations rapportées, le Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, a été tué lors de ces opérations. En réaction à cette offensive, l’Iran a immédiatement déclenché une vague de contre-attaques. Les tirs de riposte iraniens ont ciblé directement le territoire israélien, ainsi que les installations militaires américaines déployées à travers le Moyen-Orient. Téhéran y a frappé 13 des bases US sur les 14, visant plusieurs installations militaires, dont le Quartier Général de la 5è flotte américaine à Bahreïn, chargé de coordonner les opérations aéronavales dans le Golfe.
Le pire scénario est survenu sur la base d’Al Oudéid au Qatar, où le radar FPS 132, fleuron de la technologie américaine, d’une portée de 5000 km, l’œil des USA pour surveiller tout le Moyen-Orient, a été pulvérisé par le missile iranien Fatah 1. Il est évident que l’opération américaine est d’envergure. A ce stade, les Etats-Unis ont frappé plus de 1250 cibles dans les premières 48 heures du conflit. N’en déplaise à Donald Trump, la perspective qu’une telle opération ne dure dans le temps se heurte à une limite bien concrète : celle du stock de munitions américain présent sur place. Deux responsables militaires américains ont ainsi indiqué au New-York Times que malgré le renforcement militaire de l’administration dans la région, le Pentagone ne dispose ni des forces ni des munitions nécessaires à une campagne de bombardements prolongée. Plus encore, selon l’un d’eux, les forces américaines déployées dans la région pourraient poursuivre leurs frappes pendant sept à dix jours environ.
« Cette guerre est une guerre de temps et de stocks ; la question est : à quel rythme les stocks des uns et des autres vont s’épuiser ? », résume auprès de France Info, le lundi 2 mars, le Général Olivier Kempf, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.
« Il y a quelques milliers de drones en stock chez les Iraniens et environ une dizaine de milliers de missiles. Ils ont tiré pour l’instant 400 à 500 missiles. Donc, il leur en reste encore en stock » a-t-il indiqué, le 2 mars, avant d’ajouter que du côté des Américains et des Israéliens, la question est d’abord celle des défenses aériennes et les munitions risquent de s’épuiser rapidement.
La situation actuelle au Moyen – Orient est illustrative du contenu de l’ouvrage de Voltaire, Le Siècle de Louis XIV. « La politique et les armes semblent malheureusement être les deux professions les plus naturelles à l’homme ; il faut toujours ou négocier, ou se battre. »
Mohamed Koné
