Le samedi 28 février 2026, le Club de Lecture AJE-Mali a organisé sa première activité littéraire, à Sotuba Terminus, son siège.
La rencontre a réuni du beau monde autour de l’œuvre « Le père du lion était un chien ou les ombres du pouvoir », de l’écrivain Ivoiro-malien, Minga S Siddick. L’exposé de l’œuvre, les échanges avec l’auteur et des dédicaces ont marqué cette journée littéraire.
A travers un exposé présenté par des membres du Club de lecture AJE-Mali, le public a découvert cette œuvre de fiction politique, qui explore les dérèglements du pouvoir, les valeurs éthiques et la métamorphose des gouvernants africains. Elle retrace la vie d’un personnage problématique, Novice, qui, après une ascension fulgurante, tomba en disgrâce à cause de son sadisme et sa soif du pouvoir qui n’avaient pas de limites. C’est une œuvre ancrée dans l’actualité politique africaine qui pousse le lecteur à réfléchir, à voir et à agir face à l’instabilité chronique à laquelle l’Afrique est confrontée depuis des décennies.
Remerciant les organisateurs, l’auteur a exprimé sa joie d’être l’invité d’honneur de cette première activité de l’AJE-Mali. Il estime que la démultiplication de ce genre d’activité contribue à promouvoir la littérature et la lecture au sein de la jeunesse. S’agissant de l’avenir du métier d’écrivain, l’auteur s’est montré très pessimiste. Selon lui, l’Intelligence Artificielle (IA) est une menace réelle à la vitalité des œuvres qui perdent de plus en plus de leur valeur « Avec l’IA on va avoir de très beaux livres mais avec de piètres écrivains ».
Vivant au Mali depuis plus de vingt ans, Minga S Sidick est enseignant, journaliste et homme de lettres. Président-fondateur de l’association culturelle « Ecritures du Sud », il est auteur d’un autre roman « La femme de Dieu » publié en 2015.
Broulaye Koné/Le Challenger
